Corpus juris canonici ex editione et cum notis Petr. et
BIBLIOTHEQUE CHOISIE. (09 Franc. Pillneorum, cura Fr. Desmarrs. Pari.siis, I (î87, 2 vol. in-fol. — -Lipsiip, 1695, 1705.— -Aujjfastœ Taurtn&rjtm, 1746, 2 vol. in-fol.
Entre ces éditions, la première est la plus belle et la plus correcte.
P. Pithou, né à Troyes en Champagne en 1539, mourut à Nogeot-ror- Seine en 1596. — F. Pithou, son frère puîné, né à Troyes en 1543, y mourut en 1621.
SECTION QUATRIÈME
Libertés de TÉgU$€ gallicane. — Powoir du prince rclatiranent à la discipline ecclésiastique. — Edils el ordonnances de nos rois sur les matières > erlésiastiqucs.
21. Traité des Libertés de l'Église gallicane, par Guy Coquille.
Ce Traité a été composé en 1591. trois ans avant la publication des Articles de P. Pithou (1594), qui en contiennent l'analyse. L'auteur avait piété son manuscrit et il tomba dans des mains infidèles dont on eut peine à le retirer. Imprimé in-i° avec d'autres opuscules de Guy Coquille, il se trouve aussi dans Je recueil de ses œuvres, Bordeaux, 1703, 2 vol. in-fol.
22. Les Libertés de l'Eglise gallicane. Paris, Matnert Pâtisson, 1594, in-8° de 27 feuillets.
Ce sont simplement les Articles de P. Pilhou en texte. Les exemplaires qui contiennent l'épître dédicatoire à Henri IV sont rares.
Nouvelle édition, avec un commentaire sur chaque article, par M. Dupin. Paris, 1824, 1 vol. in-12. — 2e édition, 182C, in-32. — :>'-, 4" et 5e éditions, 1844- 1845. — 6P édition, 1860; c'est celle que nous publions en tète de ce volume.
23. Traité des Droits et Libertés de l'Eglise gallicane (le tout recueilli par Dupuy, édition publiée par Brunei). J73I . Sans nom d'auteur ni d'imprimeur. 2 vol. in-fol.
24. Preuves des Libertés de l'Eglise gallicane, 3* édition, 1731, sur l'imprimé à Paris, Sébastien et Gabriel Cramoisy; 1651, avec privilège de S. M.; in-fol. en 2 parties.
25. Commentaire de Dupuy sur le Traité des libertés de l'Eglise gallicane de P. Pithou. Nouvelle édition (par Lenglet Dufresnoy). Paris, 1715, 2 vol. in-4°. — L'édition originale est (le Partit 1652, in-4°.
P. Dupuy était né à Agen le 27 novembre 15S2; il est mort le 1 \ décembre 1651. Outre le commentaire et trois traites sur les interdits ecclésiastiques, sur les informations de vie et mœurs des nommés aux éièchés par le roi, et sur l'histoire de la pragmatique el du concordat, ouvrages de Dupuy, les deux volumes susindiqués renferment trois ouvrages de l'abbé Lenglet : 1° une Préface historique sur la manière d'étudier le droit cano» nique par rapport aux usages de France; 2° un Catalogue des principaux canonistes avec des remarques sur les qualités de leurs écrits et leurs édi-
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tions ; 3° un Recueil de pragmatiques sanctions, concordats, induits, édits et déclarations sur la discipline et la juridiction ecclésiastiques. L'abbé Lenglet a ajouté quelques notes au commentaire de Dupuy.
26. Les Libertés de l'Eglise gallicane prouvées et commentées suivant l'ordre des articles dressés par P. Pithou, et sur les re- . cueilsdeP. Dupuy, par Durand de Maillane, avocat. Lyon, 1771,
5 vol. in-4°.
C'est l'édition la plus complète et la plus commode pour les recherches. Maillane a fait un choix des principales preuves qu'il rapporte sous chaque article, et renvoie pour les pièces les plus étendues au recueil de Dupuy.
27. Les vrais principes de l'Eglise gallicane sur la puissance ecclésiastique, la papauté, les libertés gallicanes, la promotion des évéques, les trois concordats et les appels comme d'abus, par M. D. Frayssinous, évéque d'Hermopolis, premier aumônier du roi. 3e éâit. Paris, 1826. in-8°.
M. Frayssinous dit dans cet ouvrage : Soijons gallicans, mais soyons catholiques. Il y dit aussi page 64 : « Les maximes françaises sont spéciale- • ment consignées dans la célèbre Déclaration du clergé de France, en 1 682. » • — Du reste, il est, et cela est naturel, du nombre des évéques anciens qui n'entendaient pas fous les articles des Libertés dans le même sens que les jurisconsultes et les magistrats. Il essaye de réfuter, mais il ne condamne pas ceux qui ne sont pas de son avis.
28. Essai historique sur les Libertés de l'Eglise gallicane et des autres Eglises de la Catholicité, par M. Grégoire, ancien évêque de Blois. Paris, 1818, in-8°.
Il contient sur le sort des Libertés des Eglises en Europe d'immenses recherches et les anecdotes les plus curieuses.
29. Histoire critique de l'Assemblée générale du Clergé de France en 1682, et de la déclaration des quatre articles qui y furent adoptés, par M. Tabaraud. Paris, 1826, in-8°.
Tabaraud, prêtre ci-devant de l'Oratoire, a montré un zèle très-vif contre le concordat de 1801. C'était un gallican du temps de la pragmatique! Il était né à Limoges en 1744; il y mourut le \) janvier 1831.
30. Defensio declarationis Cleri gallieani, auctore Jac. Benig. Bossuet. Luxemburgi , 1740, in-4°. Amstelodami , 1745, 2 vol. in -4°.
Cette dernière édition est la meilleure. A la fin se trouve un Appendice de 1 14 pages.
31 . Abrégé du célèbre ouvrage de M. Bossuet intitulé: Défense 'de la Déclaration de l'assemblée générale du clergé de France de#
1682, ou Exposition des principales preuves établies par ce savant
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pontife, KfdC la réponse à toutes les plus imposantes objections de ses Adversaires, par M. l'abbé Coulon, ancien vicaire général du diocèse df Nevers, prédicateur ordinaire du roi. Loudns, 1813, in-8°.
Arec cette épigraphe : «Nous ne craignons pas d'assurer que jamais la dignité de l'Eglise romaine et 'lu saint-siège ne sera parfaitement rétablie, à moins qu'on ne reinette en vigueur les canons, et que les papes ne gouvernent de concert avec les évèques, qui, par l'institution de Jésus-Christ, sont établis leurs eoopérateurs. i Bossuet, liv. \I.
Cet abrégé garde l'ordre suivi par Bossuet, et est fort commode pour retrouver les propositions et les preuves dont on a besoin.
32. Traité de l'autorité ecclésiastique el de la puissance temporelle conformément à la déclaration du clergé de France en 1682, etc., par Louis Ellies Dupin, 1707, in-8°. — Nouvelle édition, par l'abbé Dinouart (chanoine de Saint-Benoit). Paris, 17G2, 3 vol. in- 12.
J'ai donné ci-devant l'analyse de cet excellent ouvrage. Louis Ellies Dupin, savant docteur de Sorbonne, né le 17 juin 1G57, mourut à Paris le 6 juin 17-19. Il était ami d'Arnauld, de Bossuet, Bollin, Bacine. L'Eglise gallicane lui est redevable d'un grand nombre de bons ouvrages. Voyez \' Introduction.
33. Traité de l'autorité des Rois touchant l'administration de l'Eglise, par Le Vayer de Boutigni. Londres [Paris), 1753. 2 vol. in- 12 en un seul tome.
Cet ouvrage a été aussi attribué à Orner Talon, et imprimé sous son nom, en 1700, sous ce titre : Traité de l'autorité des rois dans l'administration de l'Eglise, 1 vol. petit in-lS et in-8°. On a inséré à la fin de ces uVux éditions le plaidoyer de Talon relatif à l'arrêt du parlement du 23 janvier 1GS8, sur la bulle du pape Innocent XI, concernant la franchise dans la ville de Borne. — C'est l'un des meilleurs livres qu'on ait publiés sur cette matière, dit l'auteur de Y Essai sur la puissance temporelle des papvs, t. Y*% p. 310.
34. Traité de la puissance et autorité des rois, et de par qui doivent être commandés les Diètes ou Conciles solennels de l'Eglise ; les Etats convoqués; en quel lieu et degré doivent être assis les rois, les gens d'Eglise, les nobles et le menu peuple. Fait en latin par Claude Gouste, prévôt de Sens, mis en francois. Paris, 1561, in-8°.
35. Traité des Appellations comme d'abus, par Edmond Hichcr. Paris, 17G4. 2 vol. in-12.
On trouvera ci-dessus l'analyse de cet excellent traité. Nous indiquons ici ce traité parce qu'il est dogmatique, et porte plutôt sur le fond même
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des appels comme d'abus que sur les applications de ce droit. Sous ce dernier point de vue, on a l'ouvrage de Fevret, indiqué ci-après n° 48.
36. Table chronologique des lois ecclésiastiques à la suite de l'Institution de Fleury, t. II, p. 259-337. Le dernier acte cité est du 6 juillet 1766. — V. n° 15.
37. Recueil des Règlements sur les matières ecclésiastiques, par Camus. Paris, 1788, in-32.
La première partie contient les pragmatiques de saint Louis et de Charles VII, le concordat entre François Ier et Léon X, l'édit de Melun de 1580 et l'édit de décembre 1606, la Déclaration de 1682. — Les autres parties contiennent divers règlements, tels que l'édit de 1695 sur la juridiction ecclésiastique, celui de 1749 sur les acquisitions des gens de mainmorte, les ordonnances sur les baptêmes, les mariages, les inhumations, etc. , etc.
38. Projet de Gode ecclésiastique ou Recueil des lois, arrêtés du gouvernement, décrets, avis du conseil d'Etat approuvés et ordonnances relatifs à l'administration des cultes, par M. Reverchon, auditeur au conseil d'Etat. Paris, 1842. 1 vol. in-8°.
C'est un code véritable, puisqu'il ne contient que des textes de lois classés par ordre de matières.
39. Circulaires, instructions et autres actes relatifs aux affaires ecclésiastiques et aux affaires des cultes non catholiques depuis le mois d'août 1830 jusqu'au 1er juillet 1840, imprimé par ordre du ministre des cultes. Imprimerie royale, 1841, 1 vol. in-8°.
40. Des informations des nommés aux évêchés, par Dupuy, à la suite de son Commentaire des Libertés de l'Eglise gallicane. Edit. de Lenglet Dufresnoy, t. Ier, (Voyez suprà, n° 25.)
' Cet ouvrage se rapporte à ce que nous avons dit sur l'art. 17 de la loi du 18 germinal an X.
SECTION CINQUIÈME
Actes, Titres, Mémoires du Clergé de France et Proces-rerbaux de ses Assemblées.
Cette importante collection est très-volumineuse, fort chère, et devient de plus en plus rare ; elle n'est guère de nature à entrer dans les bibliothèques particulières des curés et des jurisconsultes, qui n'étudient le droit ecclésiastique que d'une manière accessoire. Mais il faut savoir qu'elle existe pour y recourir au besoin.
BLBLIOTHÈQI K CHOISIE.
SECTION 3IXIÈM E.
Auteurs généraux sur le Droit, ecclésiastique,
41. Les lois ecclésiastiques tirées des seuls Livres saints. Paris, 1753, 1783; Metz, 1811. 1 vol. in-12.
Cet ouvrage, dû à Eromagcot, avocat au parlement de Dijon, n'est que le commencement de l'exécution d'un plan beaucoup plus considérable que l'auteur avait conçu de faire voir les fondements de la discipline de l'Eglise dans ses lois primitives ,• en opposant leur simplicité à la mulliplicité des statuts rendus nécessaires par le malheur des temps. — La mort de Kromageot, en 17.).'}, interrompit ce plan, dont la première partie peut faire juger favorablement. m
42. Jus ecclcsiasticum universura, auctore Zeg. Bern. Van Espcn. Lovanii (Pàrisiis), 1753, 4 vol. in-fol.
43. Supplenicntum ad varias collectiones operum clari viri Van Espcn. Colon'xc Agrippinœ, 1777, in-fol.
Cet ouvrage contient une vie fort étendue de Van Espen, ses réponses, ses lettres, ses différents opuscules, et à la fin la collection de tous les mémoires imprimés à l'occasion des persécutions éprouvées par Van Espen. Ces derniers mémoires sont en français; ils occupent depuis la page 392 jusqu'à la page 748. Le volume se termine par une apologie de Van Espen à l'occasion de sa fuite. En effet, ce vénérable docteur ayant refusé de souscrire la bulle L'niycnilus , la persécution le força de fuir, à l'âge de quatre-vingt-deux ans, dans un pays hospitalier; il trouva à Amcrsfort un asile et un tombeau (Grégoire, Libertés de /'Eglise, p. 274).
44. Lois ecclésiastiques de France, par de Héricourt. Paris, 1756, 1771, in-fol.
Louis de Héricourt (il signait ainsi), savant jurisconsulte et le plus célèbre des canonistes français, né à Soissons en 1687, est mort le 18 octobre 1732. II était de la Congrégation de l'Oratoire. La dernière édition de ses Luis ecclésiastiques a été donnée par Finaut (Pierre-Olivier), avocat au parlement, reçu en 1730. Elle est préférable, tant à cause des notes dont elle est enrichie, qu'à cause d'une table des matières très-ample et fort commode.
15. Les Définitions du Droit canonique, par Desmaisous, avec des notes par Pérard Castel et des remarques par Noyer. Paris, 1700, in-fol.
Castel mourut en 1087. — Celte édition est la seule recherchée, parce que les remarques sur les définitions sont plus estimées que les définitions elles-mêmes. La première édition, sans notes, est de 1008, in- 4°, chez Charles de Sercy. — Une autre, chez le même libraire, en 3 petits volumes in- -4°, est datée de 1074. Je ne sais pourquoi Gobart attribue cet ouvrage à de Selve.