NOTA
Pour marquer le chemin que l'on a fait depuis 1830, et montrer comment, par un circuit, on est revenu en matière religieuse, en alléguant la liberté, fort au delà du terme où l'on était parvenu sous la Restauration à l'ombre de la censure et sous le patronage avoué de l'ancienne dynastie; — je veux communiquer au public trois lettres qui me furent adressées, en 1824, à l'occasion du petit volume que je publiai à cette époque sur les libertés de V Eglise gallicane, la Déclaration de 1682, et la loi organique du concordat ; c'est-à-dire tout ce qui forme aujourd'hui la première partie du Manuel, celle contre laquelle on a dirigé toutes les attaques. On verra quelles étaient la tolérance et l'urbanité de ce temps, comparées aux violences inquisitoriales de l'ultramontanisme qui s'est développé depuis!
La première de ces lettres est de M?T d'Hermopolis, l'évoque le plus éminent de cette période, qui, loin de condamner mon ouvrage, appelle en quelque sorte mon jugement sur le sien.
La seconde est d'un homme d'Etat des plus doctes et des plus laborieux de l'Empire, renommé surtout pour la rectitude de son esprit, M. le comte Daru.
1 Le Journal des Débats, du 29 avril 1860, contient un bon article de M. de-Sacy, et un assez long extrait d'un Ecrit publié récemment chez le libraire Dentu, précisément sur cette question : De l'autorité de l'index en France.
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La troisième enfui sort de la plume d'un écrivain royaliste très-spirituel, attaché à la rédaction du Journal des Débats*. En Ï824, j'étais simple avocat.
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