‹ Libertés de l'Église gallicaneChapitre 20 sur 153 · OPINION DE M. DE CORME \ IN SIR LE MÉIU SI.IET · texte numérisé non relu

OPINION DE M. DE CORME \ IN SIR LE MÉIU SI.IET

(Droit administratif, appendice, p. 18, édit. de 18 40.)

« Ce qu'on appelle Libertés de l'Eglise gallicane n'est autre chose que le corps des Doctrines déclarées, enseignées et pratiquées sur, la séparation des deux pouvoirs. Ces doctrines forment une partie dit droit public du royaume. Elles établissent que, si les évêques relèvent de Rome dans l'ordre spirituel, ils relèvent du Gouvernement français dans l'ordre temporel; que, s'ils doivent vénérer la mère universelle des fidèles, ils ne doivent pas oublier non plus qu'ils sont enfants, sujets et serviteurs de l'Etat; que si l'autorité, d'accord avec l'Eglise, leur permet de publier des mandements et des lettres pastorales, c'est uniquement peur ranimer dans leurs ouailles les croyances de la foi, pour multiplier les oeuvres de la charité , pour recommander robservanee des devoirs religieux; qu'ils doivent se montrer les plus soumis parce qu'ils sont les plus élevés; et que, s'il leur est permis de se mêler aux affaires publiques, ce n'est que pour dire aux peuples : > Rendez a César ce qui est a César; aimez votre m gouvernement ; obéissez au.r lois de votre pays. »

Page 1