CHANGEMENT DE BRÉVIAIRES
DU BRÉVIAIRE ROMAIN SlBSTITlÉ Al RRKVIAIRE DE FRANCE.
On lit dans le Moniteur du 4 août 1843 : — Sa Sainteté vient d'adresser le Bref suivant k M. l'archevêque de Reims, sous la date du 6 août 1842 : — . A notre vénérable frère Thomas n Gousset, archevêque de Reims, Grégoire XVI, pape, — Véné-
• rable frère, salut et bénédiction. — Nous avons reconnu le » zèle d'un pieux et prudent archevêque dans les deux lettres i que vous nous avez adressées, /enfermant vos plaintes au sujet n de la variété des livres liturgiques qui s'est introduite dans un n grand nombre d'églises de France, et qui s'est accrue encore » depuis la nouvelle circonscription des diocèses, de manière a ; • offenser les fidèles. Assurément nous déplorons comme vous r ce malheur, vénérable frère, et rien ne nous semblerait plus
(lesirahle que de voir observer partout, chez vous, les constitutions de saint Pie V, notre prédécesseur d'immortelle mé- » moire, qui ne voulut excepter de l'obligation de recevoir le « Bréviaire et le Missel, corrigés et publiés à l'usage des égli-
• ses du rite romain, suivant l'intention du Concile de Trente a (Sess. XXV), que ceux qui, depuis deux cents ans au moins,
avaient coutume d'user d'un Bréviaire et d' un Missel différents a de ceux-ci : de façon, toutefois, qu'il ne leur fût pas permis n de changer et de remanier, à leur volonté , ces livres particur liers , mais simplement de les conserver, si bon leur semblait a (Constit. Quod à nobis. lij idus julii, 1508; — et Constit.
• Qno primum. Pridie idus julii , 1570). Tel serait donc aussi a notre désir, vénérable frère ; mais vous comprendrez parfaite-a ment combien c'est une œuvre difficile et embarrassante de ■ deracuier cette coutume implantée dans votre pays depuis un a temps déjà long; c'est pourquoi, redoutant les graves dissen- » sions qui pourraient s'ensuivre , nous avons cru devoir, pour le » présent, nous abstenir non-seulement de presser la chose avec » plus d étendue, mais même de donner des réponses détaillées
ÉVÊQtJES AGISSANT EN NOM COLLECTIF.
a aux questions que vous nous aviez proposées. » — Néanmoins le Saint-Père, dans un dernier paragraphe, ajoute qu'il a décerné des éloges mérités à un évéque de France qui, « profitant avec » une rare prudence d'une occasion favorable, avait supprimé les » divers livres liturgiques qu'il avait trouvés dans son église , et » avait ramené tout son clergé à la pratique universelle des usages » de l'Eglise romaine. » — Le souverain pontife déclare même qu'il a la confiance que les autres évèques de France suivront tour à tour X exemple de leur collègue.
J'ai rendu compte ailleurs (note S sur l'Eloge d'Et. Pasquier) des efforts bien regrettables faits dans le diocèse de Xevers pour amener le clergé niverniste à adopter le Bréviaire romain.
La même tentative a échoué dans le diocèse de Lyon ; et dans le mandement publié à cette occasion par M. le cardinal de Bonald, on lit ce qui suit : Antc omnia nobis cordi fuit inhœrere vestigiis insignis liturgiœ lugdunensis, lypumque avitum adscrrai < .
Pour l'histoire de pareilles tentatives essayées en France au commencement du dix-septième» siècle, et sur l'intervention de la puissance temporelle, en ce qui concerne les changements dans les offices, voyez Diraxd de Maillaxe sur l'article xli de Lib. de l'Eglise gall., tome II, p. 38, 39 et 40.
DÉCRET
SIR LA CONSERVATION ET ADMINISTRATION DES RIENS QUE POSSÈDE LE CLERGE* DANS PLUSIEURS PARTIES DE ^EMPIRE.
Du 6 novembre 1813.