ACTE TROISIÈME
FABIENNE.
Je vous empêche de travailler, (iprès une panse.) Me recevront-ils bien, vos frères?
JEAN
S'ils vous recevront bien !
FABIENNE.
Us ne m'en veulent pas?
Comment vous en voudraient-ils ? Ah ! si vous les aviez entendus !
FABIENNE.
Vraiment, vous n'imaginez pas le plaisir que vous me faites.
JEAN
On dirait que c'est vous qui me devez de la reconnaissance.
FABIENNE.
Mais vous me sacrifiez votre grade et votre fierté bien naturelle d'être soldat.
JEAN
Vous avez toujours passé avant tout dans ma vie, et, alors que je me reprochais de vous aimer, je vous aimais davantage.
FABIENNE.
Continuons. Après une pause.) De toutcs Ics robes de la
corbeille, celle qui me préoccupe le plus, c'est la robe de voyage. Je voudrais qu'on pût dire tout de suite, quand j'arriverai : « Eh bien, oui, ce sera une jolie petite comtesse d'Hérouville, Jean Ta bien choisie. »