ROBILLON, ÉVA, CLARISSE, OCTAVIE
puis FERNAND.
ÉVA, entrant arec Octayie par la droite.
Entrez donc, chère Madame, tout est désorganisé chez
moi aujourd'hui, il faut me pardonner, u Clarisse.) Que vous êtes aimable, vous aussi, d'être venue me voir!
CLARISSE
Je suis déjà venue sans vous trouver.
Je suis si occupée, je cours les magasins, je trouve des choses charmantes, je les achète, on les met en place, elles sont horribles. Je les rends, j'en achète d'autres qui ne valent pas mieux... Je suis dans un état de surexcitation continuelle.
FERNAND, entrant par le fond.
Vous pourriez prendre les choses avec un peu plus de calme.
ÉVA
Du calme, mais si j'étais calme, je n'y résisterais pas. (A Clarisse.) Comment va M. FougeroUes ?
CLARISSE
Très mal pour moi. Depuis qu'il n'a rien à faire, il a pris du goût pour une figurante des Bouffes. Ça me le dépoétise.
OCTAVIE
Que vous êtes heureuse d'avoir un mari à dépoétiser I
ROBILLON.
Je vous demande la permission, Mesdames, de mettre en ordre quelques paperasses que je dois emporter.
U ra vers la table