‹ Libres!: drame en cinq actes, huit tableauxChapitre 110 sur 146 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

CLARISSE

On me dit que M. Lagourdière est transformé, depuis qu'il a quitté lagriculture.

Ouï, ça Ta rajeuni Nous donnons un bal le mois prochain et je yenais vous prier de me prêter la liste de vos invités.

CLARISSE

Vous n^aurez pas assez de place .

OCTAVIE

Nous bifferons les ennuyeux.

CLARISSE

Oh! alors...

ÉVA

Vous n'aurez personne .

FERNAND

Vous devenez misanthrope?

ÉVA

Vous croyez ? Je ne sais pas.

OCTAVIE

On m'a annoncé ce matin une grande nouvelle. Le comte d'Hérouville se marie, il fait un simple mariage d'argent.

CLARISSE

Vous ne le saviez pas ?

168 LES AFFOLES

Mais non.

FERNAND

Qui a dit cela, Madame?

OCTAVIE

C'est Agénor qui l'a raconté au club.

FERNAND

Ahl

CLARISSE

Mon mari y était.

OCTAVIE

Je tâcherai de voir Agénor aujourd'hui, j'aurai des détails. M. d'Hérouville devient financier, une vraie transformation, pour épouser la fille d'un autre financier aventureux, mais immensément riche.

FERNAND

Ah?

CLARISSE, bas, à cause de Robillon.

Et le baron laissait entendre méchamment que le beau-père se hâtait de marier sa fille pour lui assurer une grosse dot, que le gendre ne rendrait pas en cas d'accident.

FERNAND

Hein !

CLARISSE, de même, désignant RobiUon.

J'ai pensé que ce financier habile. . .

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