ACTE TROISIÈME
LE GÉNÉRAL
Et je croyais qu'elle pensait aux convenances administratives. 11 doit être content, le lieutenant.
FERNAND
Il vous est très reconnaissant, général, mais il est forcé de donner sa démission.
LE GÉNÉRAL
Lui !... II... il quitte son épée.
FERNAND
Vous savez qu'on peut la reprendre.
LE GÉNÉRAL
C'est égal, vous lui avez conseillé ça ?
FERNAND
Je l'ai exigé.
Vous avez eu tort. Je ne parle pas à naon point de vue militaire, — mais vous trouvez bon d'avoir un gendre qui n'aura qu'à aimer sa femme. — Déplorable !
FERNAND
Mais le comte d'Hérouville sera occupé, rassurezvous. Je le fais nommer administrateur au crédit Franco-Serbe.
LE GÉNÉRAL, ahuri.
Dans la finance ?
FERNAND
A ma place.
LE GÉNÉRAL, de mauraise humear. '
Alors, c'est autre chose, je n'y comprends plus rien. Le monde se détraque, tin officier... un brave officier, qui allait être mon aide de camp !... à la bourse.
FERNAND
Mais, général!...
LE GÉNÉRAL
Je ne lui dirai rien. Il est des choses qu'on ne doit pas blâmer, on en pense ce qu'on veut, voilà tout. Adieu, Lérins.
FERNAND
Vous ne partirez pas ainsi.
Je n'ai plus rien à vous dire. Je vous ai félicité,
FERNAND
Mais, moi, j'ai un service à vous demander.
LE GÉNÉRAL, s'arrètant.
Oh! je vous le rendrai.
FERNAND
Je vais être forcé de me battre avec le baron de Saint - Bénin.
LE GÉNÉRAL
Ag énor I Vous prenez ce paltoquet au sérieux !
FERNAND
Il m'a fait un de ces outrages qui exigent une réparation immédiate.