‹ Libres!: drame en cinq actes, huit tableauxChapitre 121 sur 146 · SCÈNE XVII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVII

FERNAND, ROBILLON, puis JEAN, FABIENNE

et ÉVA.

ROBILLON.

Enfin^ ce rapport est fini.

FERNAND

Robillon, je pars demain pour aller inspecter nos travaux de Serbie. i

l82 LES AFFOLÉS

ROBILLON.

Hein?

Cela vous étonne ? Je vous ai dit que je prendrais nies fonctions au sérieux.

ROBILLON.

Vous n'irez pas.

FERNÀND.

Pourquoi ?

ROBILLON.

Et vous ne direz même à personne que vous avez eu cette pensée. . . Eh bien. . . ouï, notre société a été créée trop tôt. Il le fallait. Une compagnie anglaise était prête à nous couper l'herbe sous le pied. Il s'agissait d'arriver les premiers, sans attendre les formalités. C'était audacieux, mais nous avons réussi. Le crédit Franco-Serbe est allé au delà de nos espérances. Tous les actionnaires sont ravis. N'allez pas gâter leur joie. Ils ne s'occupent pas de nos chemins ; ils ne veulent pas se promener sur nos canaux ; ils ne veulent pas descendre dans nos mines. Ils se moquent bien que nous ayons commencé ou pas commencé.

FERNAÇîD.

Pas commencé?

ROBILLON.

Nous ne pouvons pas, puisque nous n'avons pas encore les concessions officielles,

FERNAND

Nous ne les avons pas !

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