ACTE TROISIÈME
Nous les aurons.
FER N AND, chancelant.
Nous les aurons I nous... alors, en ce moment, notre société ne repose sur rien 1 .
ROBILLON.
Elle repose sur nous.
FERNAND
J'étais... depuis un an... administrateur d'une société qui n'existe pas !
ROBILLON.
Elle existe, puisqu'on se dispute ses actions.
FERNAND
Et je suis le président d'un conseil illusoire, et la hausse s'est faite sur mon nom 1 J'ai prêté le nom de Lérins, le nom de ma femme, le nom de ma fille ! pour couvrir un volt . .
ROBILLON.
Ah 1 qu'on est malheureux avec les gens qui n'entendent rien aux afifaires I
FERNAND
Je vantais vos valeurs ! J'en faisais prendre à mes amis. • . Je les ai trompés.
ROBILLON.
Vous les avez enrichis.
J'ai menti... et tout le inonde pourra me dire en face : « Vous avez menti. »
ROBILLON.
Vous ne voulez pas comprendre.
FERNAND
C'est la ruine!
ROBILLON, bondissant.
Comment, la ruine?
FERNAND
Plus que la ruine. C'est la faillite!
ROBILLON.
Ne dites pas ça !
Jean paraît au fond.
FERNAND
C'est le déshonneur!
ROBILLON.
Lérins !
JEAN
Qu'avez-vous?
Fabienne parait à gauche.
l^ERNAND, le saisissant arec exaltation*
Ne restez pas ici! reprenez votre habit de soldat, rentrez à votre régiment, après avoir secoué la poussière de cette maison. Fuyez-nous 1 Oubliez-nous!