ACTE QUATRIÈME
OLYMPE
Vous m'aviez promis d'être calme.
BELBON.
Je le serai, Olympe. (Il sonne Tlolemment, Cliude parait au
fond, en tenue de valet.) M. de Lérlns n'est pas rentré ?
CLAUDE
Non, Monsieur, pas encore.
U tort.
BELBON.
Nous aurions dû vendre hier soir.
BONÂRDEL.
Je n'ai eu la nouvelle que ce matin.
Ce matin seulement.
BELBON.
J avais reçu le mot de M. de Lérins à neuf heures. « Je vous ai trompé, le crédit Franco-Serbe n'existe pas, vos actions ne valent rien. » J'ai couru chez M. Robillon. Il avait un tel accès de fureur qu'on craignait une congestion. Je n'ai pas pu le voir et aujourd'hui M. de Lérins ne paraît pas.
u sonne yiolemment.
OLYMPE
11 va venir.
BELBON.
Il ne vient pas !
OLYMPE
Vous m'avez promis d'être calme.
BELBON.
J6 le Serftî. (a Florestlne, qui est entrée par le fond, en costume
de femme de chambre.) M. de Léiins n'a pas dit OÙ îi allait?
FLORESTINE
Non, Monsieur, il n'a rien dit.
OLYMPE, allant s'asseoir à côté d'Octavie et à mi-voix.
Vous êtes venue, vous aussi, pour modérer les violences de votre mari.
OCTÂVIE^ montrant La^ourdière toujours atterré.
Je ne crois pas que mon mari soit violent. Je crains seulement que sa tête n'y résiste pas.
OLYMPE
Moi, je me trouve dans une situation bien délicate, entre M. Belbon que je dois aimer et M. de Lérins que je... j'estime depuis si longtemps. Nous le soutiendrons, n'est-ce pas? C'est le rôle des femmes de soutenir ceux qui tombent.
OCTAYIE.
Je ne pense qu'à mon mari. Un mari irréprochable. Je ne pourrais pas supporter le remords de l'avoir ruiné. (Ayec des larmes.) Oh! uou, co Serait trop.
BELBON, très agité.
Il se moque de nous.
OLYMPE
M. de Lérins ignore que nous l'attendons.
BELfiON.
J'avais annoncé ma visite,