‹ Libres!: drame en cinq actes, huit tableauxChapitre 125 sur 146 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

LAGOURDIÈRE.

Qu'allons-nous lui dire?

BELBON.

Nous lui demanderons des explications. J'ai rédigé quelques notes.

LAGOURDIÈRE.

/ Est-ce que ça fera remonter nos valeurs ?

BELBON.

Non, c'est une satisfaction que nous avons le droit d'exiger.

LAGOURDIÈRE, avec un soupir.

Une satisfaction !

BONARDEL, ahuri et les yeux dans le ya^ue.

Nous aurions dû tout deviner, Lagourdière, quand nous les avons attendues jusqu'à trois heures du matin, au café Anglais, et qu'elles ne sont venues ni l'une ni l'autre.

OCTAVIE

Conunent, ni Tune ni l'autre?

BONARDEL.

Pas même Nini !

OCTAVIE

Ninil

LAGOURDIÈRE.

Que dites-vous, Bonardel?

J'oubliais que madame Lagourdière était là.

OCTAVIE

Vous avez soupe au café Anglais ?

LAGOURDIÈRE.

Je te jure, Octavie^ que je ne suis pas coupable»

OCTAVIE

Et vous attendiez mademoiselle Nini !

BONARDEL.

C'est moi. Madame, qui entraînais Lagourdière dans la vie à grandes guides.

OCTAVIE

La fortune vous avait déjà perverti.

LAGOURDIÈRE.

J'éprouvais le besoin de m'épanouir.

OCTAVIE

Aussitôt que vous vous êtes vu riche . . . mais alors votre vertu n'était que de l'économie 1

LAGOURDIÈRE.

Ce n'est pas assez de perdre mon argent, j'aurai perdu ta confiance.

OLYMPE

Ne l'accablez pas : les hommes sont faibles.

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