SCÈNE V Les Mêmes, FËRNAND
FERNAND, entrant sur ces derniers mots par le fond.
Qui donc est si gai et si aimable?
FABIENNE.
C'est toi, mon père. Voilà comment on parle de toi quand tu n'y es pas»
FERNAND
Mais tu ne te gènes pas quand j*y suis, (a ciiviotte.) Comment va-t-il, Robillon?
Il est venu tout à Theure, il reviendra.
FERNAND
Me consulter, car il me consulte pour me faire croire que j'entends quelque chose aux affaires financières. C'est bien inutile. J'ai toute confiance en lui; ce n'est pas seulement parce que sa fille est une des meilleures amies de la mienne ... (a Suzanne.) £t le général, Mademoiselle^ comment va-t-il?
SUZANNE
Très bien, Monsieur^ je vous en remercie.
FABIENNE.
Je te préviens que tu intimides Suzanne.
FERNAND
J'en serais désolé... car j'ai pour votre père la plus profonde affection et elle date de loin.
CHARLOTTE
Vous avez connu autrefois le général de Parceval?
FERNAND
Il éUit capitaine quand j'étais sous-lieutenant, en sortant de Saint-Cyr. Je n'ai fait que passer dans l'armée, mais des hommes comme lui laissent un souvenir ineffaçable. Il m'avait tout de suite pris en affection et j'en étais très fier. Il a été mécontent