SCÈNE VIII
LE GÉNÉRAL, JEAN, FABIENNE, puis
FERNAND
FABIENNE, paraissant à la porte de droite.
Ahl
EUe!
Sapristi I
. JEAN, avec joie.
LE GÉNÉRAL
FABIENNE, s' arrêtant étonnée .
Je vous croyais seul, généraL
JEAN
Vous avez dû trouver que je venais bien tard, Fabienne.
FABIENNE.
Votre présence ne m'étonne pas, vous avez l'âme 8i haute que vous vous croyez toujours engagé 1
JEAN
Je le suis plus que jamais.
FABIENNE.
Je sais que vous m'aimez et que vous m'aimerez toujours, mais je ne peux plus être votre femme. (TiToment.) Laissez-moi parler. Je ne sais pas ce qu'on reproche à mon, père. Je suis sûre qu'il n'a jamais fait que ce qu'il devait. Personne ne le connaît mieux que moi, mais je sais qu'il est bien malheureux et que je dois rester seule près de lui. J'aurai le courage que vous aviez quand vous êtes parti pour ne me revoir jamais. Ce sont d'autres événements qui nous séparent.
JEAN
Rien ne peut plus nous séparer.
Vous me laisserez faire mon devoir.
LE GÉNÉRAL
Ohl toil... Tu es bien la fîUe de ton brave père. Pardonnez-moi, Mademoiselle, si je vous tutoie, c'est rémotion qui m'emporte. Quand je pense qu'il vous aurait suffi de vous aimer pour être heureux, si la folie de l'argent ne s'était pas emparée du monde. . .
(Fernand reyient, par la faache.) Ne le grondeZ paS, c'CSt moi
qui n'ai pas eu le courage de les séparer. Il va partir, mais, sarpejeul... il y a encore des moments dans la vie, où Ton se mettrait à aimer l'humanité tout entière.
JEAN
Mais je ne me résigne pas, moi.