FERNAND, ÉVA
Elle entre par le fond, Têtue avec une affectation de simplicité extrême,
et toute souriante.
ÉVA
C'est moi!
Le général, comprenant qu\ine scène intime va avoir lieu, prend paternellement Fabienne, et l'emmène dans la chambre à droite.
FERNAND
Ah!
ÉVÀ.
Vous ne saviez plus ce que j'étais devenue : j'avais pris un fiacre, c'est très amusant, mais on n'arrive jamais. Vous ne m'embrassez pas?
Elle lui tend son front, Fernand reste stupéfait . FERNAND.
Je vous écoute, je vous regarde, et je me demande si c'est un rêve.
ÉVA
Vous ne rêvez pas du tout, c'est bien moi, qui suis
redevenue calme. Je ne m'en doutais pas, ni vous son
plus. Le monde ne me vaut rien, il m'agite, il me
trouble. J'aurais fini par y devenir très mauvaise. (Avec
endresie.) Et c'eût été dommage, n'est-ce pas ?