‹ Libres!: drame en cinq actes, huit tableauxChapitre 16 sur 146 · SCÈNE VI. FERNAND, AGÉNOR · texte numérisé non relu

SCÈNE VI. FERNAND, AGÉNOR

FERNAND

Vous êtes bien solennel, Agénor. Il s'agit d'un duel

AGÉNOR

Non, cher ami, il s'agit d'une chose beaucoup plus grave.

FERNAND, étonné.

Bahl (Le faisant asseoir.) Je VOUS éCOUte .

ÂGÉ N OR, très grave.

Je n'ai pas à vous faire mon éloge, n'est'^ce pas ?

FERNAND, gaiement.

Non, ce serait trop long.

AGÉNOR

Vous devez reconnaître que je garde assez bien mon rang dans la jeunesse parisienne ?

FBRNAND.

Vous le gardez avec éclat.

AGÉNOR, nalrement.

Vous me faites plaisir, (r.ravement.) J'y ai quelque mérite, car ce n'est pas ma vocation. Je digère mal, je n'aime pas les chevaux et je ne tuerais pas une mouche par plaisir. Ça ne m'empêche pas de souper toutes les nuits, de courir le'sleeple-chase et de me battre quand il le faut. J'ai reçu trois coups d'épée, je suis tombé cinq fois dans les fausses rivières, je me suis cassé la clavicule, foulé la cheville. Je boite un peu quand le temps change ou quand je suis ému, mais — mais je peux me vanter, sans vanité, d'être un homme chic, je veux dire : pschutt.

FERNAND

Le pschutt en personne 1

AGÉNOR, arec conriction.

Vous me faites plaisir. . (sérieusement.) J'ai le coeur tendre, j'aurais aimé une pensionnaire dans un jardin

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