ACTE PREMIER
Oh! rien, rien, absolument rien. Tout est obligatoire.
FERNAND, souriant.
Alors...
ÉVA
Vous me trouvez déraisonnable?
FERNAND
Je ne dis pas cela.
ÉVA
Et le docteur aussi?
BONARDEL.
Non, non. Madame.
ÉVA
J'ai deux excuses. La première, c'est que je suis américaine, et que les américaines deviennent difficilement françaises.
BONARDEL.
Mais elles sont si vite parisiennes !
FERNAND
Parisiennes à outrance.
ÉVA, àFernand.
Ça, c'est un reproche. Ma seconde excuse, c'est que vous respectez tous mes caprices.
Je ne fais que mon devoir de mari.
ÉYA.
J'aurai au bal de lundi une robe de dentelles, dont vous serez fier, je vous le promets, et mardi... (ciiaageant de ton.) Vraiment^ docteur, vous ne trouvez rien à in*ordonner?
BONAROËL.
Je vous ordonnerais le repos .
ÉVA
Oh! non. J'ai bien une recette, que m'a donnée une de mes amies.
BONARDEL.
Ah!
ÉVA
Je n'ai pas osé m'en servir.
BONARDEL.
Voulez-vous me la montrer?
ÉVA
Je ne sais plus où je l'ai mise, mais je vais la retrouver, j'ai de l'ordre, (a son mari avec gentiuesae.) Je vous assure que tout est obligatoire.
Elle sort à droite.