‹ Libres!: drame en cinq actes, huit tableauxChapitre 35 sur 146 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

BELBON.

^ Cest gigantesque.

FERNAND

Les produits inconnus?

BELBON. '

Des trésors, si j'en crois les indications d'un voyageur.

OLYMPE-

Dont vous connaissez beaucoup la famille : le comte d'Hérouville.

FERNÂND.

Oui, oui, en effet.

OLYMPE

Vous pourriez facilement lui recommander. . .

FERNÂND.

Cela me serait difficile, au contraire.

Il est à Paris depuis huit jours.

FERNAND

Je le voyais très souvent avant son départ. Son régiment se trouvait en garnison à Paris, et le lieutenant d'Hérouville était l'âme des petites sauteries que j'organisais pour amuser Fabienne, avant de me remarier. Il est parti tout à coup, pour un voyage d'exploration autour du monde, en nous faisant à peine ses adieux . Je pensais qu'au retour sa première visite serait pour moi.

OLYMPE

Ne soyez pas susceptible. On prétend qu'il n'est pas riche.

FERNAND

C'est vrai. ,

OLYMPE

£h bien, M. Belbon lui apporte une fortune.

BELBON.

Deux fortunes, Olympe, deux. Le comte d'Hérouville publie, un nouvel ouvrage: « Récits sur l'Amérique . »

ÉVA

Ahl

BELBON.

Une feuille scientifique a donné déjà quelques extraits, et j'y ai lu que des indig^ne8 fabriquaient avec des écorces d'arbres une boisson incolore qui les grise abominablement. Il serait facile de la colorer en rouge et de l'importer en France. Vous voyez, c'est gigantesque.

FERNAND, à part.

Il va bien, l'ancien notaire !

BELBON.

Et cela près d'un port de mer aux environs de Charleston.

ÉVA

M. d'Hérouville parle de Charleston ?

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