‹ Libres!: drame en cinq actes, huit tableauxChapitre 36 sur 146 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

CLARISSE

Voilà qui va vous intéresser beaucoup.

FERNAND

Ma femme est américaine.

OLYMPE

Vous êtes en France depuis longtemps, Madame?

CLARISSE

Depuis dix-huit mois seulement, n'est-ce pas ?

OLYMPE

Alors vous avez dû voir le comte d'Hérouville en Amérique ?

Oui, Madame, je Tai vu quelquefois dans le monde. Il était encore à Charleston quand je suis venue me fixer à Paris.

OLYMPE

Vous l'aurez. ce soir. Vous donnez un bal?

FERNAND

Nous réunissons quelques personnes.

ÉVA

S'il vous était agréable, Madame. . .

OLYMPE

Ohl... très agréable. Madame.

FERNAND

D'Hérou ville n'y sera pas.

OLYMPE

C'est égal, n'est-ce pas, Gustave?

BELBON.

Je serai toujours heureux, Olympe, de vous conduire dans le monde parisien et d'y jouir de vos succès.

OLYMPE, minaudant.

Il me gâte, mais alors il faut que je songe à ma toilette. J'ai si peu de temps. Elle sera bien simple.

BELBON.

Ce sont les toilettes simples qui vous vont le mieux.

OLYMPE, bas, en passant près de Fernand.

Vous le recommanderez, n'est-ce pas ; vous lui devez bien quelque chose.

FERNÂND, interloqué, à part.

A lui aussi ?

OLYMPE, arec des yeux blanca»

Vous êtes ému comme moi... Au revoir, Fernand.

FERNÂND, ahuri.

Est-ce qu'elle veut recommencer ?

Us sortent en saluant arec force rérérences. Éra et Clarisso font des eiforts pour ne pas rire on les saluant, et elles éclatent aussitôt qu'ils sont partis. Fernand parait très embarrassé.

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