SCÈNE XV
Les Mêmes, JEAN.
FER N AND, remontant.
Mon cher d'Hérouville...
JEAN, à Fernand, qui est allé au-devant de lui.
J*ai à m'excuser, Monsieur, de ne pas être venu plus tôt.
FERNAND
Mon cher d*Hérouville, je ne vous gronderai pas, parce que je vous présente d'abord à madame de Lérins.
JEAN
Ah!
ÉVA, souriant.
Miss Harfeld. Vous auriez pu ne pis me reconnaître.
JEAN
Je vous prie, Madame, d'excuser ma surprise.
FERNAND, gaiement.
Quand on revient du Conjo il faut s'attendre à tout.
JEAN
J'ai bien appris, en arrivant, que M. de Lérins avait épousé une américaine. . .
ÉVA
C'est moi. (a Femand.) Je me trouve un peu embarrassée devant M. d'Hérouville, parce qu'il m*a vue très gaie, très bruyante; je crois que je Tai étonné.
JEAN
Mais non, Madame.
ÉVA
Je suis devenue sérieuse. Vous commenciez vos excursions. Vous avez depuis accompli des prodiges.
JEAN
J*ai voyagé uq peu plus que le commun des mortels, voilà tout.
FERNAND
Vous avez exploré des contrées où pas un Européen n^avait pénétré avant vous. C*est très beau*
ÉVA
Vous me pei*mettrez bien de vous exprimer notre admiration.
JEAN
C'est un mot que je n'accepte pas.
FERNAND
Chez lui, le courage est une tradition de famille.
JEAN
Nous avons tous été un peu soldats.
FERNAND
Depuis Henri IV.