‹ Libres!: drame en cinq actes, huit tableauxChapitre 55 sur 146 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

OCTAVIE

Ah 1 il est navrant, ce soir.

Qu'a-t-il donc?

OCTAVIE

Je ne sais pas.

CLARISSE

Vous avez là de bien belles perles.

OCTAVIE

Mon collier, vous le remarquez?

CLARISSE

Je crois bien !

OCTAVIE

Je l'avais vu en passant, rue de la Paix, dans une vitrine. Il m'avait éblouie.

CLARISSE

Je comprends ça, moi, les diamants me donnent le vertige.

OCTAVIE

Je me suis approchée. Il était marqué d'un chiffre à faire fuir la femme modeste du modeste M. Lagourdière. C'est égal, je suis entrée, je l'ai marchandé; je l'ai essayé pour avoir la joie de le sentir à mon cou. Je ne pouvais plus l'en détacher. Il a fallu que le bijoutier m'aidât... On l'a remis dans une vitrine et je suis partie. Voilà le vrai courage.

GLARISSB.

Oh! ma chère, c'est superbe I

OGTAVIE^ ètourdiment.

Le lendemain, il était chez moi. J'ai failli en mourir de joie...

CLARISSE

Et vous n'admirez pas M. Lagourdière?

OCTAVIE

Ce n'est pas lui.

CLARISSE

Hein?

OCTAVIE

C'est le bijoutier.

CLARISSE, souriant.

Ahl

OCTAVIE

J'avais gagné quelque argent à la Bourse.

CLARISSE

Vous jouez ?

OCTAVIE

Beaucoup I

CLARISSE

Et vous gagnez?

OCTAVIB.

Naturellement.

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