‹ Libres!: drame en cinq actes, huit tableauxChapitre 57 sur 146 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

comme ma femme; je gagnerai comme elle, et j'enverrai promener mon ministère. Je serai indépendant; et puisqu'on ne veut pas me décorer. . . On ne me donne pas même le Mérite agricole. J'aurais donné ce qu'il aurait fallu. Puisqu'il en est ainsi, j'aurai des millions comme tout le monde, (a octavie.) Je te faisais causer adroitement, j'achetais ce que tu achetais, tu gagnais et je perdais !.. en jouant le môme jeu !

CLARISSE

C'est que ce n'était pas tout à fait le même.

LAGOURDIÈRE.

Je ne m'explique pas ça... j'espère me rattraper sur les Rio-Bénito.

Oh! n'essayez pas, ils vaudront dix francs demain.

LAGOURDIÈRE.

Gomment ! (a octavie.) Tu me les as conseillés !

OCTAVIE

Moi, pas du tout.

LAGOURDIÈRE.

Dix francs, et j'en ai mille, c'est le comble !

n tombe BUT un fauteuil.

OCTAVIE

Vous souffrez?

LAGOURDIÈRE.

La tête me tourne un peu... Il me semble que je valse encore. . . avec cette dame. . . je. . . je. . .

OCTAVIB.

Oh I mop Dieu 1 II s'évanouit*

CLARISSE

Voici des sels.

OCTAYIE, à Claude qui parait.

Un verre d'eau I

CLARISSE

Le docteur Bonardel est ici.

Elle raper^olt causant dana le fond.

BONARDEL.

Qu'est-il arrivé?

CLARISSE

Voyez donc Lagourdière qui a une syncope.

BONARDEL.

Ah I . . . (il se précipite wrs Lagourdière et s'arrête pour aller à

Clarisse.) J'ai fait l'opération.

CLARISSE

Quelle opération ?

BONARDEL.

L'arbitrage. Tout vendu pour acheter des Serbes. J'aime les médications énergiques . Maintenant on me conseille...

OCTAVIE

Voyez donc mon mari, docteur, je vous assure qu'il s'en va:

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