ACTE DEUXIÈME
BONARDELy lui prenant le pouls.
Attendez-moi i Lagourdière... Un peu de fièvre, (ii lui prend le bras.) Je parierais pour 150 pulsations à la minute... 1501...
OCTAVIE
Ça vous inquiète?
BONÂRDEL.
Moi? pas du tout. Elles iront à trois miUe.
OCTAVIE
Les pulsations!
BONARDEL.
Non, nos valeurs.
CLARISSE
11 est distrait.
OCTAVIÇ.
Docteur, vous trouvez qu'il a de la fièvre ?
BONARDEL.
Surexcitation nerveuse.
Il lui tâte le poulâ.
OCTAVIE^ après une pause.
Que faut-il faire ?
BONARDEL.
Achetez des Franco-Serbes.
LAGOURDIÈRE, se lerant comme par un ressort, an moment oii
Florestine apporte le verre d'eau.
C'est bon ?
BONARDEL.
Excellent !
LAGOURDIÈRE.
Je pourrais me rattraper?
CLARISSE
Le voilà rétabli.
Il prend une glace, tout le monde en prend, BONARDEL, bas, à Lagourdière.
11 y aura demain une poussée énorme.
Claude, lui présentant le plateau pour prendre les soucoupes, entend cas derniers mots et fait un saut qui bouscule toutes les soucoupes.
LAGOURDIÈRE.
Qu'avez-vous ?
CLAUDE
Rien, Monsieur, c'est un faux mouvement, (a Fiorestine.) Il y aura demain une poussée énorme.
FLORESTINE
Sur quoi?
CLAUDE
Je ne sais pas.
LAGOURDIÈRE, revenant à Bonardel.
Une poussée énorme?
.BONARDEL.
Sur la nouvelle que Lérlns accepte la présidence du
conseil. (xouTeau bruit de Claude.) Qu'aVCZ-VOUS ?
CLAUDE
Rien, Monsieur! (a piorestine.) Je le sais.