‹ Libres!: drame en cinq actes, huit tableauxChapitre 69 sur 146 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

LE GÉNÉRAL, bas*

Vous VOUS fâchiez autrefois quand je restais,

FERNAND, bas.

Tout est bien changé.

OLYMPE

Je suis touchée de voir comme mes anciens amis me restent fidèles.

Un collégien paraît cherchant sa danséiHie.

OLYMPE

Oui, c'est moi, Monsieur, c'est moî.

Elle sort en valsant ayec le collégien. Fernand et le général se regtMent un

instant.

LE GÉNÉRAL

Nous avons failli nous couper la gorge pour elle .

FERNAND

C'est vrai, général.

LE GÉNÉRAL

Nous le regretterions.

FERNAND

Elle était ravissante,

LE GÉNÉRAL

A qui le dites-vous ? Une nuit, à Saint-Germain, le mari était absent. Je lui ai fait donner une sérénade par la musique du régiment... J'offrais un punch en face,

FERNAND

Musique à deux fins. Ils nous ont joué la polka des sonnettes .

LE GÉNÉRAL

Vous y étiez donc?

FERNAND

Oui, général.

LE GÉNÉRAL

Vous avez profité de ma sérénade?

FERNAND

Pas comme j'aurais voulu . Vos musiciens ont attiré la foule et mis la maison en émoi. 11 m'a été impossible de sortir et j'ai passé vingt-quatre heures dans une mansarde.

LE GÉNÉRAL

Seul?

FERNAND

Pas tout le temps.

LE GÉNÉRAL

Comment, tonnerre!.., (oiympe reparaît raisant.) Quand je la vois, ça me calme.

OLYMPE, tout en polkant.

Général, cette polka ne vous rappelle rien?

LE GÉNÉRAL

Ah 1 Lérins, c'est la polka des sonnettes.

OLYMPE

Oui. (a son mari qui paraît.) VoUS VOyCZ , GustaVO, On

m'enlève.

Elle disparaît.

Page 1