ACTE DEUXIÈME
LE GÉNÉRAL, bas*
Vous VOUS fâchiez autrefois quand je restais,
FERNAND, bas.
Tout est bien changé.
OLYMPE
Je suis touchée de voir comme mes anciens amis me restent fidèles.
Un collégien paraît cherchant sa danséiHie.
OLYMPE
Oui, c'est moi, Monsieur, c'est moî.
Elle sort en valsant ayec le collégien. Fernand et le général se regtMent un
instant.
LE GÉNÉRAL
Nous avons failli nous couper la gorge pour elle .
FERNAND
C'est vrai, général.
LE GÉNÉRAL
Nous le regretterions.
FERNAND
Elle était ravissante,
LE GÉNÉRAL
A qui le dites-vous ? Une nuit, à Saint-Germain, le mari était absent. Je lui ai fait donner une sérénade par la musique du régiment... J'offrais un punch en face,
FERNAND
Musique à deux fins. Ils nous ont joué la polka des sonnettes .
LE GÉNÉRAL
Vous y étiez donc?
FERNAND
Oui, général.
LE GÉNÉRAL
Vous avez profité de ma sérénade?
FERNAND
Pas comme j'aurais voulu . Vos musiciens ont attiré la foule et mis la maison en émoi. 11 m'a été impossible de sortir et j'ai passé vingt-quatre heures dans une mansarde.
LE GÉNÉRAL
Seul?
FERNAND
Pas tout le temps.
LE GÉNÉRAL
Comment, tonnerre!.., (oiympe reparaît raisant.) Quand je la vois, ça me calme.
OLYMPE, tout en polkant.
Général, cette polka ne vous rappelle rien?
LE GÉNÉRAL
Ah 1 Lérins, c'est la polka des sonnettes.
OLYMPE
Oui. (a son mari qui paraît.) VoUS VOyCZ , GustaVO, On
m'enlève.
Elle disparaît.