‹ Libres!: drame en cinq actes, huit tableauxChapitre 77 sur 146 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

LE GÉNÉRAL

£Ile avait son buste.

Ah!

ÉVA

Il me semble que le départ de M. d'Hérouviile pour Tarbes fera le plus mauvais efifet.

LE GÉNÉRAL, étonné.

Pourquoi, Madame?

ÉVA

On croira à une disgrâce.

LE GÉNÉRAL

Cela lui plaît.

ÉVA

Est-ce qu'on a l'habitude, dans Tarmée, de ne faire que ce qui plaît aux officiers?

LE GÉNÉRAL

L'armée^ Madame, ne connaît qu'une chose^ la discipline, et si je disais au lieutenant d'Hérouville : Restez à Paris, il y resterait.

ÉVA

Je ne voudrais pas vous rendre cruel. Je pensais seulement qu'on pourrait reprocher au gouvernement...

LE GÉNÉRAL

Le gouvernement, pour moi, c'est mon ministre. La hiérarchie, base de tout, vieux principes!

no LES AFFOLÉS

A votre ministre alors de bien mal récompenser des services qui ont jeté de Téclat sur Tarmée tout entière.

LE GÉNÉRAL

Vous avez raison, je n'y avais pas pensé. Je vais attacher d'Hérouville à mon état-major.

• ÉVA

A la bonne heure.

LE GÉNÉRAL, à part.

Inouï, comme les femmes ont le sentiment des convenances administratives .

ÉVA

Vous allez lui annoncer la nouvelle.

LE GÉNÉRAL

Non, pas tout de suite, au bal. J'aurais Fair d'une girouette et il faut la signature du ministre. La hiérarchie est la base de tout. C'est une affaire de huit jours. Je ne lui dirai rien avant.

ÉVA

11 part demain.

LE GÉNÉRAL

Il partira et il reviendra. Nous ne craignons pas de faire voyager nos officiers.

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