‹ Libres!: drame en cinq actes, huit tableauxChapitre 87 sur 146 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

ROBILLON.

Vous achetez un hôtel le lundi et vous pouvez y recevoir le samedi ; voilà un vrai tour de force.

FERNAND

Aussi je ne vois plus Éva depuis huit jours; elle passe sa vie chez le tapissier, chez les marchands de curiosités. Elle court les bibelots, et elle revient plus nerveuse que jamais, s'irritant d'un rien. Ce n'est pas là un état normal. Je viens d'écrire à Boriardel.

ROBILLON.

On prétend qu'il néglige un peu ses malades.

FERNAND

Vous pensez bien que, moi aussi, j'ai été très occupé.

ROBILLON.

Sans compter que vous mariez votre fille.

FERNAND, virement.

N'oubliez pas que c'est un secret.

ROBILLON.

Admirablement gardé.

FERNAND

Je n'en ai parlé qu'à vous et à ma femme. Le comte d'Hérouville est allé rejoindre son régiment, conmie si rien ne s'était passé. Je tenais absolument à ne pas annoncer ce mariage avant que mon futur gendre ait une situation •

ROBILLON.

Il l'a.

FERNÀND.

C'est fait ?

ROBILLON.

Depuis ce matin. Je vous Tai écrit, en vous envoyant des pièces à signer.

FERNAND

Je n'ai pas ouvert votre lettre.

ROBILLON.

Alors VOUS n*avez rien signé?

FERNAND

Était-ce urgent?

ROBILLON.

Très urgent.

U s'installe à gaacho de la Ubl6.

FERNAND le rejoint et s'assied foisant face aa publie.

Alors, tout de suite. Je n'ai pas encore pu m'occuper sérieusement de mes nouvelles fonctions.

ROBILLON.

Vous êtes bien excusable.

FERNAND

Je serai forcé de signer sans regarder.

ROBILLON.

C'est l'usage. Vous pouvez annoncer à votre futur gendre qu'il est administrateur de notre société... Pas làl

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