ACTE TROISIÈME
FERNAND
Oh! pardon...
ROBILLON.
Cest pour nous, d*ailleurs, une excellente acquisition. Son nom, son titre, son grade...
FERNAND
Vous n'imaginez pas comme je suis heureux de lui donner ma fille. C'est elle qui Ta choisi, et ce n'est pas le choix d'un esprit vulgaire.
ROBILLON.
Vous signez deux fois.
FERNAND
Ah ! pardon... Je suis distrait dans ce salon, mais si j'étais dans mon cabinet, à la société... Avez-vous remarqué que ce sont toujours les hommes légers, en apparence, qui ont fait les meilleurs ministres... Vous me verrez à l'œuvre. Je commence à prendre goût à cette puissance étonnante du crédit.
ROBILLON.
Vous avez vu la force de votre nom.
J'en ressens quelque orgueil, et puis... je ne tenais pas à l'argent. J'avais tort... Pouvoir donner à ceux qui demandent et combler ceux que l'on aime. Est-il rien de meilleur dans la vie ?
ROBILLON.
Rien... Vous avez pensé au rapport pour l'assemblée générale ?