‹ Libres!: drame en cinq actes, huit tableauxChapitre 90 sur 146 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

LAGOURDIÈRE.

Oui, n'«st-ce pas? J'ai un service à vous demander. Voulez-vous m*accompagner au Tattersall?

FERNAND

Vous achetez des chevaux?

LAGOURDIÈRE.

Oui, cher ami, je veux donner à ma femme deux chevaux gris pommelé et deux voitures bouton d'or. Ce sera la couleur de ma livrée.

FERNAND

Malepeste, Lagourdière !

LAGOURDIÈRE.

Je peux me permettre ça, nous avons fait une opération superbe, le docteur et moi. Si nous réalisions...

ROBILLON, Tirement.

Ne réalisez pas.

LAG0URD1ÈRE<

Nous nous en garderons. Vous m'aviez parlé d'un château en Poitou, qu'on voulait vous vendre?

FERNAND

Il est moderne.

LAGOURDIÈRE.

C'est égal, je le noircirai, et avec du vieux lierre... Gomment Tappelez-vous?

FERNAND

Je ne sais plus, on m'avait envoyé un plan, je vais vous le faire donner, (ii sonne.) Asseyez-vous donc.

LA60URD1ÈRB.

Y a-t-il une chasse?

FERNAND

Vous chassez?

LAGOURDIÈRE.

Je chasserai. . . Lâchasse à courre, avec trente chiens. Tayau! tayau!... Je rêvais toujours ça quand j'étais enfermé dans mon bureau au ministère.

FERNAND

Vous n'y êtes donc plus?

LAGOURDIÈRE.

Si je n'y suis plus ! J'aî renvoyé ma démission au ministre avec dédain. .. Ah! sîj'avaisunfilsl j'en aurai un, j'en aurai même plusieurs, je peux me le permettre.

FERNAND

Ah ça!. . . mais je n'ai donc plus personne?

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