ACTE TROISIÈME
ROBILLON.
Les deux font la paire.
FERNAND
Vous achetez donc aussi une boutique de changeur?
FLORESTINE
Non Monsieur. (Arec orgaeii.) J'épouse un syndic.
Qu'appelez-vous un syndic ?
FLORESTINE
Un agent d'affaires.
FERNAND
Ah !... sur VOS économies.
FLOïlESTINE.
J'ai acheté de bonnes valeurs.
FERNAND
■ Comme Claude?
FLORESTINE
Ces messieurs me conseillaient.
FERNAND
Eh bien ! Florestine, j'espère que madame de Lérins n'insistera pas pour vous garder.
FLORESTINE
Je ne voudrais pas partir sans avoir l'honneur d'annoncer mon mariage à Madame.
FERNAND, riant.
Si VOUS voulez Tattendre au salon !
FLORESTINE
Avec plaisir.
Celle-là est plus étonnante encore.
FLORESTINE, rerenAnt.
Monsieur me permettra bien de lui présenter mon fiancé ? C'est aussi un homme de finance.
FERNAND
Ah ! vraiment ?
FLOR£STINE.
Il a été, comme Monsieur, dans plusieurs sociétés ; elles n'ont pas toutes réussi. Il a été condamné plusieurs fois. (Virement) Monsicur Sait bien que ce n'est pas déshonorant dans ces choses-là; au contraire, ça lui a fionné de Texpérience et alors on l'appelle poi^r avoir son avis. Il vous dit tout de suite : Ne faites pas ça, j'en ai eu pour six mois. Ne faites pas ceci, j'en ai eu pour un an.
FERNAND
C'est un condamné consultant.
FLORESTINE
Oui, Monsieur. Si jamais Monsieur a besoin de lui...
FERNAND
Je vous sais gré de l'intention.