‹ Libres!: drame en cinq actes, huit tableauxChapitre 98 sur 146 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

JEAN

J'ai rencontré dans l'escalier le docteur Bonardel.

FERNAND

C'était pour ma femme.

JEAN

Ah!

FERNAND

Cela VOUS rassure.

JEAN

Je vous demande pardon.

FERNAND

Vous ne pensez qu'à Fabienne. C'est bien naturel. Mais comment êtes-vous ici?

JEAN

J'ai reçu hier, à Tarbes, une dépêche officielle qui me rappelle à Paris. Je suis attaché à l'état-major du général de Parceval.

FERNAND

Vous serez forcé d'aller le voir, pour le remercier.

JEAN

Aujourd'hui, avant cinq heures. Je serai très embarrassé, après l'honneur qu'il me fait.

Vous lui annoncerez votre mariage. Je me dhargede lui apprendre que vous donnez votre démission.

JEAN

Je VOUS en remercie.

FERNAND

C'est là ce qui vous gêne avec lui?

JEAN

Je l'avoue.

FERNAND

Il comprendra mes raisons.

FABIENNE, entrant par la gauche.

Tu ne m'envoyais pas chercher?

FERNAND

Il vient d'arriver. Tu vas lui apprendre, toi-même, qu'il est nommé administrateur du crédit Franco- Serbe .

FABIENNE,

Ah ! c'est magnifique !

ROBILLON.

Je crois bien, magnifique!

FABIENNE.

Vous n'en êtes pas plus heureux ?

Je serai toujours heureux de ce qui vous plaira^ mais j'ai peur de ne pas être à la hauteur de mes fonctions.

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