llUeusdlan avec le eonaisfolre de Soaen
Il fit réimprimer plus tard, avec des additions considéi-ahles, son Catéchisme des catholiques romains, sous le titre de . Traité des Sqmboles, ou de l’invariable et perpétuelle foi et croyance des catholiques romains, ])ar A. F. T. D. F., et il ajouta à la fin de ce pamphlet: Imprimé à Genève, sur les cendres de Michel Servet, l’an 1086.
11 était alors membre et trésorier du Consistoire de Rouen. Ce corps s’émnt d’une déclaration d’unitarisme hautement avoué, publiée parmi deses membres. L’ouvrage n’étaitpoint en vente et trois exemplaires seulement avaient été donnés par l’auteur. Mais on en connaissait l’existence. Le Consistoire décida, le 30 juillet 1806, qu’une.séance extraordinaire aurait lieu le 17 août suivant, pour savoir si l’un de ses membres était l’auteur de l’ouvrage qui, disait-on, circulait contre la divinité de Jé.sus-Christ. Le président, le pasteur Pierre Mordant, en informa du Fossé.
11 lui répondit par deux lettres, l’une officielle, l’autre privée. Dans la première il disait : « Je serai très-curieux de savoir quelle sera la décision du vénérable Consistoire à cet égard, et si la tolérance du xix“ siècle est plus grande que celle du xvi'.» 11 ajoute plus bas: «Si le Consistoire prend le
parti de sévir avec vigueur contre cet individu, j’observe que par là ces messieurs donneront beaucoup plus de publicité à cette croyance. Mais en cela, peut-être, sont-ils les instruments de la divine Providence ; c’est pourquoi je me tais.»
Dans la lettre particulière, il se déclare l’auteur de la brochure incriminée :
« Peut-être, dit-il, elle va m’attirer l’excommunication et l’anathème. Alors, avec soumission à cette sentence, je me retirerai et je donne même dès à présent ma démission de ma charge d’ancien de l’Église et désire qu’elle soit remplie par un membre qui soit (sans me flatter) aussi zélé que je le suis pour la pureté du christianisme. Mais si vous m’excluez de votre sein et de vos saintes assemblées, permettez-moi au moins que, comme un catéchumème et comme le publicain de l’Évangile, je vienne à la porte de votre Tenqile y entendre vos instructions et me joindre à vos prières, lorsque vous n’y chanterez pas la pause du Cantique XVIIl : le Créateur deveiiir créature, ce qui me semble un blasphème et une absurdité. Excusez si j’ai ces sentiments ; mais ceÜQ Histoire ecclésiastique de Mosheim que vous m’avez prêtée et conseillé de lire a contribué à me les procurer. Au surplus, comme je suis né Aqjpelant et d’un père Appelant, je vous déclare que j’appellerai, comme fit saint Jérôme, dans le silence de ma conscience, de toute sentence d’excommunication, non à un concile, mais au tribunal de Jésus-Christ (I Cor., iv, à). C’est lui que je reconnais pour mon souverain Juge, mon Sauveur, mon Médiateur; j’attends avec ardeur son règne, son second avènement, et j’irai vers lui avec confiance ; il connaîtra l’intérieur de mon âme parla puissance que Dieu lui a donnée et il saura que j’ai désiré la plus grande gloire de Dieu , que mon but est de me conformer à l’Église primitive. »
11 demanda plus tard que lecture fût faite de cette lettre particulière en séance du Consistoire et donna officiellement sa démission d’ancien et de trésorier, «déclarant, dit-il, que
AUGÜSÎlî< DU l^ôsâÉ.
je Teüî^ professer la religion chrétienne daiis une pleine et etifièie réforme et dans toute sa pureté primitive, telle qu’elle était dans les deux premiers siècles de l’Kglise, et rejeter même les erieurs qui semblent être autorisées et affermies par un grand nombre de siècles.»
Ije pasteur Pierre Mordant publia une réfutation de l’écrit du baron avec la suscription suivante : A Genève, de l’imprimerie de la Vérité, et se trouve chez tous les Conseirateurs de la Foi. Du Fossé la réimprima tout entière dans le recueil des pièces de ce débat avec cette note : Cette lettre doit être du dininnrhe août, jour de la Saint-Barthélemy . La b'ttre n’avait point de date et parait avoir été écrite en effet vers les derniers jours d’août.
M. du Fossé, en se défendant, donna de justes éloges h «la douceur avec laquelle on agit, quant à présent, contre une pei-sonne que l’on regarde comme hérétique (Jean, Xlll,35). Cette douceur étant le sceau distinctif du chrétien, augmente la vénération que j’avais déjà pour vous, monsieur le Président, et pour le vénérable Consistoire.» Ia's réponses de du Fossé sont fort longues, et il cite à l’appui de sa doctrine M. Mestrezat, alors pasteur à Paris, M. Martin, doyen des pasteurs de France, M. Mallet, M. Jacob Vernes (dans les premières éditions de son Catéchisme) et M. Roustan. 11 écrit aussi deux longues lettres au Consistoire, refusant de faire des promesses qu’il ne pourrait pas tenir.
11 dit avec modération dans la dernière de ces lettres, à propos de sa brochure : « L’opinion que j’y manifeste sur Jésus- Christ n’a peut-être pas été exactement appréciée. Je le regarde comme infiniment au-dessus des humains, comme un envoyé céleste qui les a réconciliés avec Dieu par son sacrifice et par sa médiation... Je me suis toujours glorifié du beau nom de chrétien et désire le conserver toute ma vie.»
Le Consistoire répondit par une lettre qui termina le débat et que nous reproiluisonstout entière. Elle n’est pas d’un style
bien relevé ; elle contient quelques reproches assez mal fondés; mais la décision qu’elle renferme et tes motifs qu’elle énonce auraient pu être consultés avec fruit en diverses circonstances depuis 180G jusqu’à nos jours.
Itéfionse du Consistoire de P Église de Rouen à M. du Fossé,
l’un de ses membres, sous la date du 23 novembre 1806.
« Monsieur,
» En réponse aux lettres que vous nous avez écrites sous les dates des 10 et 22 de ce mois, nous vous dirons, avec ta franchise que nous vous devons et que nous devons à nousmêmes, qu’ayant eu connaissance au mois d’août dernier d’un imprimé de 76 pages, ayant pour titre : Catéchisme des catlioligues romains, qu’un bruit sourd vousattribuait, nous vîmes avec douleur que l’on jetait ainsi au milieu de notre Église des semences de division par la manifestation imprimée d’hérésies condamnées toutes les fois qu’elles avaient été présentées, que le corps des ministres de Genève a hautement désavouées toutes les fois qu’il en a été accusé, même sous la forme perfide d’Éloge historique (art. Genève de VEncyclopédie par D’Alembert et Déclaration des ministres de Genève en réponse) ; que non-seulement dans cette brochure l’auteur mettait en problème la divinité de Jésus-Christ, mais qu’il s’établissait le docteur et le champion de ces hérésiarques qui lui refusent toute participation et unité dans l’essence divine: que pour faire cause commune avec les ennemis de la Réformatioii et ceux qui ont essayé de la diffamer par les fautes graves de ses premiers auteure (qui, pour être de grands hommes, n’en étaient pas moins quelquefois subjugués par leurs passions et entraînés par les fureurs de l’esprit de parti), l’ouvrage était annoncé connne imprimé à Genève, ce qui est fort douteux, sur les cendres de Michel Servet, ce qui est ma-
AUGUSTIN DU FOSSÉ. 2ü9
nifestemeDt faux. Nous vîmes encore avec douleur que l’auteur de cet imprimé, en attaquant des dogmes et des pratiques particulières à l’Église romaine, s’était presque toujours éloigné de ce ton de raison et de doctrine qui doit présider à toute discussion en matière grave ; qu’il y substituait des ironies indécentes ; qu’il s’écartait sans cesse du respect dû à la chose en matière religieuse, et à la grande majorité des citoyens qui professent ce culte, et qu’enfin ce genre pourrait déplaire au gouvernement qui nous protège, qui a proclamé la liberté des cultes et qui, sans contredit, préfère le mutuel support aux controverses qui aigrissent, et 1a charité aux injures qui indignent ceux qui en sont l’objet.
» Ces divers motifs portèrent le Consistoire à déclarer le 17 août dernier, dans une délibération, qu’il désavouait et qu’il improuvait cet imprimé comme contenant les hérésies dArius et de Socin sur la divinité de Jésus-Christ; qu’il improuvait pareillement le ton général de cet ouvrage^ même dans ses parties conformes à la foi protestante, à cause de l’ironie et de la plaisanterie indécentes qui caractérisent la réfutation qu’il prétend faire de quelques dogmes de la foi de l’Église romaine.
» Quand vous fûtes informé de cette délibération , vous crûtes, monsieur, que vous alliez être appelé à de hautes destinées ; que le Consistoire, qui avait usé de son droit et fait son devoir en improuvant l’ouvrage attribué par l’opinion à un de ses membres, usurperait un droit qu’il n’avait pas et outre-passerait son devoir, en vous rendant le confesseur de votre doctrine; que, dans l’heureuse impuissance de vous traiter comme Michel Servet, sur les cendres, duquel vous aviez écrit en idée, il vous excommunierait tout au moins, etc., etc. C’est ce qui résulte de quelques lettres plaisantes que vous avez écrites à Rouen ainsi qu’à Paris, dont nous n’avons pas une connaissance officielle, mais dont nous n’ignorons pas le contenu. Tout cela se réduit, monsieur, à une gaieté que vous
COQUtnEL. i i
VOUS êtes procurée. Nous n’avons ni le droit ni l'intention de vous demander le compte de votre doctrine ni la raison de votre foi ; nous ne répondrons rien aux professions contenues dans vos lettres des 10 et de ce mois; nous persistons dans
notre délibération du 17 août dernier; nous faisons des vœux sincères pour que vous, monsieur, qui donnez avec votre famille l’exemple extérieur de la piété et de votre zèle pour le service administratif de l’Église, soyez uni par une même profession de foi, celle des Églises réformées en France, avec nous et les fidèles de notre communion; que l’étude particulière (|ue vous faites des saintes Écritures vous attache à cette profession de foi commune et vous y ramène dans les points essentiels où vous en éloignez; et pour revenir au seul point (|ui soit à fixer dans votre lettre du 10 de ce mois, savoir votre démission que vous offrez si nous persistons à vouloir vous obliger de ne plus parler ou écrire sur cette matière, comme en improuvaut l’ouvrage pour notre regard, nous n’avons jamais entendu porter atteinte à la liberté de l’auteur, au droit qu’il peut avoir de parler ou d’écrire à ses périls et risques, ni usurper le pouvoir légal du Magistrat, nous ne pouvons accepb'r cette démission conditionnelle, d’autant plus que vous ne la réitérez aucunement dans votre lettre du 21 (1); et nous vous invitons à prendre séance au milieu de collègues qui désirent vivement que vous les aidiez par votre discrétion à faire tomber tout cela dans l’oubli.
«Nous avonsrhonneur d’être, avec le plus fraternel attachement, Monsieur, vos très-humbles et obéissants serviteui's, » P. Mordant, T. Couturier, Bertin, Lemaignen, Brière. «
Ce dénoûment fait honneur au Consistoire de Rouen. M. du Fossé resta membre actif et trésorier de ce corps, quoiqu’il ne cessât pas ses publications unitaires.
(1) Il y a ici un subterruge, car la démission avait élé donnée et réitérée sans condi- Uoni dans les lettres du Z et du 33 août.
Il eut encore, à plus d’une reprise, des discussions théologiques avec les successeurs de M. Mordant, les pasteurs Alègre et Paumier. 11 publia cinq lettres à M. Alègre (1810-1816) et une à M. Paumier (1821) ; dans toutes il défendit la même doctrine. En traduisant de l’anglais un traité intitulé : Why are you nota Trinitarian'î il ajouta à sa traduction quelques pages qu’il termina par la déclaration suivante : « Tant que j’aurai une goutte de sang dans les veines, je combattrai les traditions humaines (Matth., xv, 9; Marc, vu, 9), les pieuses impostures, inventions des iii' et iv' siècles, et je défendrai l’ Éternel mon Dieu, qui est tin, et non trois ni quatre, etc., mais qui est le seul vrai Dieu, et môme le Dieu de Notre Seigneur Jésus-Christ aussi bien que le mien (Jean, xx, 17 ; 1 Pierre, i, 3; Éphés., i, 3 et 17). »
K. — Écrits divers.
En même temps, il continuait sa guerre contre le catholicisme. En 1810, il publia un travail analogue à l’excellent Traité des anciennes cérémonies de Jouas Porrée, sous ce titre : Epoque des diverses innovations arrivées dam l’ Eglise catholique, apostolique, romaine, soi-disant sainte, toujours Une, toujours infaillible, toujours la même. Il y montre pai’ quels changements graduels l’Eglise primitive est devenue catholique et romaine.
Il avait déjà traité le même sujet sous une autre forme dans son Paganisme renouvelé par le catholicisme, ou le catholicisme capihdant avec le paganisme en changeant seulement les noms des choses.
Jusqu’après l’àge de soixante-dix ans, il fut ainsi toujours sur la brèche, prk à défendre ses convictions à toute occasion et contre tout venant.
Lorsqu’en 1804 l’archevêque de Besançon, Lecoz, crut le moment venu pour réunir tous les protestants à l’Eglise ro-
inaine et adres.sa en ce sens une lettre assez étrange aux trois pasleurs de Paris, M. du Fossé publia une Lettre à M. Leroz, mivie d’observations essentielles snr cette question : La réunion est-elle possible avec une Eglise qui a retranché un des commandements de Dieu et ordonné le contrait el — Par un laïque. 11 y reproduisit le tableau synoptique des comiîiandements de Dieu arrangés à la mode romaine., et fit paraître une suite à ses Obsermtions sous ce titre : Le christianisme renversé par le catholicisme. Ces brochures sont violentes et injurieuses, mais il a reproduit, dans la première, la lettre de l’archevêque, la réponse du pasteur Marron, celle de ses deux collègues Mestrezat et Rabaut Pommier, et l’ensemble de cette correspondance ne manque pas d’intérêt.
Plus lard, la publication du livre de Prudbomme : Les crimes des papes, le prospectus du Nouveau Dictionnaire historique, l’apparition du .Génie du christianisme, lui donnèrent roccasion de tonner contre tout ce qui portait atteinte à l’unité absolue de Dieu. Quand Chateaubriand célèbre avec emphase ce dogme enchanteur de la médiation de la sainte Vierge qui sacrifie son fils, cette mère céleste, cette chaste reine des anges, entourée de la foule de ses adorateurs, servie par les plus beaux anges, etc. , il soulève en du Fossé les saintes colères de Port-Royal, fortifiées de toute l’indignation d’un prosélyte huguenot. Le romantique champion du catholicisme est réfuté par un torrent de textes sacrés.
•. — Béaanié.
Nous croyons en avoir dit assez pour faire connaître le point de vue où s’était placé dès le début cet infatigable controversiste. On a pu voir que .sa carrière religieuse est empreinte d’un caractère inflexible d’unité et de logique.
Mis en défianœ contre Rome, dès le berceau, par sa rigide éducation A' Appelant, accoutumé de bonne heure à chercher
AUGUSTIN UU FOSSK. 213
lui-iiiêine, avec une profonde vénération, dans l’Écriture, des directions et des arguments, pénétré d’une piété ardente, d’une respectueuse crainte pour le Dieu redoutable d’Israël, pour le Dieu sévère des jansénistes, il n’a pas assez compris et senti cette paternité pleine d’amour qui est celle du Dieu de l’Évaugile; mais il a combattu, selon ses lumières, énergiquement, avec une constance inflexible, pour ce Dieu jaloux et unique en qui il avait foi, et ila consciencieusement appliqué à sa propre vie les règles qu’il avait reconnues bonnes et chrétiennes. Entièrement étranger à l’esprit scientifique, il trouva cependant dans l’histoire de la religion un foyer de vives lumières.
Le même sentiment qui, lorsqu’il était à demi catholique encore, l’avait soulevé contre le culte des images et des saints le porta, devenu protestant, à condamner toute notion de la divinité du Fils qui pilt porter atteinte à l’unité absolue de l’Être divin. Avec plus de vivacité et bien moins d’onction, plus d’âpreté théologique et bien moins de largeur d’âme, il pensait au fond comme Channing.
Une remarque, qui peut-être se sera présentée d’elle-même au lecteur, c’est que pour ce fils d’une famille de magistrats jansénistes, comme au reste pour tous les siens, le siècle de Voltaire et de Rousseau semble non avenu. Né sous Louis XV ■ et mort sous Louis-Philippe, à l’âge de quatre-vingt-un ans, il semble, ainsi que son père et ses frères, être demeuré absolument étranger à l’esprit soi-disant philosophique, léger, railleur et licencieux de Voltaire et de \' Encyclopédie. Sa déclamation passionnée est trop sèche pour rappeler en rien celle de Rousseau ; c’était d’ailleurs sous Louis XVI le tou général. Du Fossé n’a rien des grâces légères ni des doutes moqueurs du siècle où il est né et où il a vécu.
Par sa mâle éducation janséniste, il procède directement, lui et les siens, du père Qiiesnel et de Port-Royal. C’est ce qui constitue en grande partie l’originalité de son caractère et de sa polémique. Il ne se doute pas même des profanes rail-
leries ou des objections dédaigneuses des Voltairiens. L’autorité de l’Écriture, le sérieux profond des choses de Dieu, leur grandeur, leur sainteté, le zèle du croyant, remplissent cet énergique esprit et n’y laissent aucune place au scepticisme ou à la frivolité. 11 n’était ni moins dogmatiseur à sa façon ni meilleur exégète que les trinitaires qu’il réfutait. Mais la probité qu’il invoquait contre .son père, lorsqu’il était sommé d’abandonner sa femme et de renier sa fille, cette probité antique et sans tacbe se retrouve dans l’unité de sa doctrine et dans son dévouement à ses convictions.
Il était de son siècle, au contraire, par le sentiment indestructible du droit, par son mépris pour les distinctions de caste qui l’avaient rendu si longtemps et si cruellement malheureux, par sa haine invétérée et implacable pour l’arbitraire. Aussi cette victime des lettres de cachet salua avec joie la Révolution libératrice de 89. Il se réjouit de la chute de l’Empire, qu’il trouvait oppressif ; de celle des Bourbons, qui n’avaient pas tenu les légitimes espérances qu’il en avait conçues; et la Révolution de juillet lui inspira de nouA^elles espérances.
A travers mille vicissitudes personnelles et publiques, religieiKses et extérieures, Augustin du Fossé, sans être ni un caractère aimable et sympathique, ni un bon écrivain, ni un grand esprit, fut quelque chose d’aussi rare et de plus instructif pour la postérité ; une âme inébranlable dans ses affections et .ses principes, un cœur droit et courageux, convaincu et dévoilé, que rien n’a fait dévier de ce qu’il croyait vrai et bien. Aucune adversité ne put le vaincre ni aucune prospérité l’amollir.
ai5
LISTE DES ÉCEIT8 D’ADGCSTIR DD rOSSt.
1. Correspondance entre deux frères sur matière de religion, etc. Londres, 1787,
in-8, 169 pages avec 10 pages d’errata et ih pages d'un Tableau des papes, empereurs et rois depuis Jésus-Christ.
2. Avis au peuple chrétien, à ceux gui croient en Dieu et le craignent, avec Un
Tableau synoptique des dix commandements, 26 pages in-8, signé : le citojen Thomas, administrateur du départemenl.
3. Supplément à l’avis au peuple chrétien, 8 pages in-8 (signé : Thomas du
Fossé),
i. Catéchisme des Catholiques romains, 32 pages in-8 ; imprimé & Caen, l'an III de la République franfaise.
i. Observations sur le livre inUlulé : Crimes des papes. Au Fosséj ce 6 brumaire an VIII (1800).
6. Bxtrait du Hépertoire commercial, maritime et lUtéraire, du mardi 28 frimaire
an XI (1803). Le citoyen A. P. Thomas Diifossé aux citoyens rédacteurs du Nouveau Dictionnaire historique.
7. Lettre ■>e Aug. Fr. Thomas Dufossé à ***, à l’occasion de l'ouvrage de
M, Chateaubriand intitulé ; Génie du Chrislianisme, eic., qu’elle lui avait envoyé. Au Fossé, ce 15 (Hmaire, an XI. Suivi de IVouteoua; Développements ; en tout 24 pages in-8.
8. Traité des Symboles ou de l'invariable et perpétuelle croyance des Catholiques
romains, par A. F. T. D. F., 76 pages in-8. Imprimé à Genève sur les cendres de Michel Servet, l’an 1806.
9. Correspondance entre M. D. F. et U. P{ierre) M(ordant), ministre de l'Église de
lt{ouen), relativement à un opuscule intitulé : Catéchisme des Catholiques romains, 116 pages in-8.
10. IMtre à M. Lecoz, archevêque de Besançon, etc., par un laïque. Paris, chez
Gautier etBretin, àla librairie protestante, rue Saint-Thomas-du-Louvre, 30; 1807, 36 pages in-8.
1 1 . te christianisme renversé par te catholicisme, ou Suite aux observations sur
cette question : La réunion est-elle possible? etc., 271 pages in-8.
12. Le paganisme renouvelé par le catholicisme, ou le catholicisme capitulant avec
le paganisme, en changeant seulement le nom des choses. Rouen, 1810;, 8 pages in-8.
13. A. F. Thomas du Fossé à M. A.... (.Alégre), minisïre du Saint-Évangile
Rouen, ce 27 janvier 1810 ; 31 pages in.8,
14. Seconde lettre de M. D. à M. A. (Alègre) ; ce 15 juillet 1813.
Troisième lettre. F., le 15 janvier 1815. — Passages de la Sainte-Écriture gravés dans la chapelle du château Duf..., en face de la chaire à prêcher.
Quatrième lettre. Au F., ce 20 mai 1816.
Cinquième lettre. Au F., ce 23 décembre 1816. — En tout 64 pages in-8. Rouen 1816.