‹ L’ictère graveChapitre 22 sur 23 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Puisqu’en déterminant des lésions macroscopiques à peu près constantes, l'infection due au Perfrin- - gens peut se présenter sous des -aspects différents allant de l’ictère grave à l’anémie pernicieuse, il y aurait lieu de se demander si ces divers tableaux cliniques sont dus au même bacille. Déjà le Pr Delbet . et M-Fiessinger, étudiant la biologie de la plaie de guerre, montrèrent que le Perfringens possède des virulences et des toxicités très variables. Il semble donc qu’il y ait plusieurs espèces de bacilles Perfringens, desquelles il faut tenir compte autant que des conditions matérielles dans lesquelles elles peuvent se développer.

Ees recherches dans ce sens ne sont pas encore assez avancées pour nous permettre de nous prononcer catégoriquement. Il serait d'autant plus inté- ressant d'être fixé à ce sujet que nous pourrions ‘ainsi connaître l'efficacité du sérum antiperfringens

< F4 \ ° A , { que nous possédons actuellement vis-à-vis de cha-

cune des variétés de ce bacille s’il en existe plu-

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sieurs assez différentes. Il n’est pas douteux en effet

que dans certains cas, au moins, la sérothérapie peut être d’un grand secours au médecin. Nous avons vu que M. Fiessinger comptait deux cas de

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guérison; il s'agissait, il est vrai, de formes anémiques plastiques à évolution plus lente et dans lesquelles le foie était peu touché.

Mais même dans les cas d'ictère hémolytique intense, même en présence d’hépatite dégénérative, rien ne permet de croire que le sérum soit inefficace. Il est évident que la brutalité de l’affection et la rapidité de son évolution exigent une prompte riposte. Le diagnostic posé, et le pouvoir hémolytique du perfringens, vérifie biologiquement et expérimentalement permet de le dépister en peu de temps, qu’on institue d'urgence une sérothérapie massive, empruntant au besoin la voie veineuse.

Peut-être serait-il indiqué de faire simultanément une transfusion de sang pour lutter contre la destruction intense des hématies et donner au sérum le

temps d’agir.

Enfin mieux vaut prévenir que guérir et dans les

cas où l'aspect clinique d’une infection post-abortum permet de craindre le Perfringens M. Teissier con-

seille une injection préventive ou un pansement de

sérum intra-utérin avant l'intervention chirurgi-.

cale.

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