EN CAS
antiperfringens antitoxique et antimicrobien, dont 20 cc. intraveineux, 20 cc. intra-pleural et 160 cc. sous-cutané.
C’est le 23 octobre que l'attention est attirée par la pâleur extrème du blessé, À mesure qu'il sort du coma et à mesure que l’ictère s’efface, les tissus se décolorent, la peau est d’un blanc cireux, les muqueuses, les ongles sont d’une lividité inquiétante.
A l’auscultation du cœur et des vaisseaux on découvre de nombreux souffles anémiques. Les lypothymies sont fréquentes au moindre effort, au point que tout mouvement est
& impossible. Progressivement notre blessé prend l'aspect
d’ un sujet saigné à blanc et cependant l'épanchement pleu-
- ralest de moyenne abondance et n'augmente pas.
4 Cette anémie au début s'accompagne de subictère comme les anémies pernicieuses à forme ictérique du professeur Chauffard. Notre attention est immédiatement portée vers l’état du sang. Nous nous demandons s’il ne s’agit pas de ces ictères hémolytiques acquis comme en ont observés le; professeur Widal-Albrami et Brulé. Mais ni la résistance des hématies, ni leur état granuleux ne fait soupçonner un état d’hémolyse par fragilité globulaire.On ne peut non plus criminer une autohémolysine, elle n’est décelable ni à 37°
i après refrigération passagère à o°. Il existe bien une
S upçonner un processus d’hémolyse. DA
phénomènes caractéristiques des hémolyses. IL s’agissait
une anémie pie infectieuse type. Brutale dans son
DA
de 1.800.000 à 600.000. Valeur globulaire très élevée : 5,
chiffre énorme qui ne persiste pas. Anémie plastique, la leucocytose oscille entre 30 et 15.000 leucocytes.
La réparation sanguine n’a pas été moins rapide que la
destruction. Du 25 octobre au 1° novembre, donc en 6 jours le chiffre des hématies passe de 600.000 à 1.500.000. La réparation hémoglobinique ne se produit que plus tard comme c’est la règle. Cette rapidité évolutive est des plus curieuses quand on songe qu’elle s’est manifestée avec ce : type de réparation embryonnaire sans que l’on ait osétenter l’intervention pleurale à cause de l’état inquiétant du blessé... , Chez notre blessé l’évolution clinique a été suffisamment longue pour nous donner au maximum l'étendue des alté- À rations sanguines. Il s’est comporté comme une gangrène gazeuse à lente évolution. | Ô Dès le début il présente des signes qui témoignent de li tensité des troubles toxi-infectieux, il fait un subictèr comme une gangrène gazeuse. Or nous ‘savons que. cet. ictère est plus d’origine hépatique que d'origine hémolytique. Il existe en même temps des signes d'insuffisance
hépatique : urobilinurie, insuffisance llycuronique, aug-
Après l'atteinte hépatique ouen même e temps,
D | le dr ne ni
en 07 de
rapidement fatal. Que se passe-t-il pour que notre sujet réagisse avec succès ?
A notre avis 2 facteurs doivent être invoqués :
1° Le mode de défense de notre blessé.
29 Le traitement sérothérapique.
Cliniquement l’action de la sérothérapie fut remarquable. Chaque injection de sérum fut suivie de chute thermique et a d'une amélioration considérable de l'état général. Nous avons injecté deux sérums Weinberg, l’un antitoxique, l’autre antimicrobien. Leur influence est certainement pré-
pondérante. L'infection se trouve enrayée et la défense s’or-
| ganise de façon efficace. En 4 jours le blessé sort du coma
etreprend intérêt à la vie. Le sérum employé agglutine le
Perfringens en cause et injecté à l’animal en même temps qu’une culture sur bouillon scellé de 24 heures de cette souche, il empêche l’animal de succomber à l’inoculation. L'action immunisante du sérum Weinberg à l'égard de cette
souche bactérienne rend compte de l’eflet curatif observé en
re.
Cette infection provoqua en Lu.
res une anémie ne avec ae et coma.
Li Ad 2e
hémolytique, tantôt cet ictère peut être dû surtout à une hépatite dégénérative, tantôt enfin la maladie affecte l’allure d’une anémie pernicieuse plastique. Anatomie pathologique. — Quoi qu'il en soit, dans tous les cas où la virulence de l'affection a causé une mort rapide, l'examen macroscopiquerévéla des constatations identiques et presque constantes. Le roi semble être l’organe le plus atteint. Il est soit légèrement hypertrophié, soit considérablement augmenté de volume, gonflé, énorme. La teinte varie du brun sale au jaune pâle. La capsule de Glisson peut être soulevée par des bulles gazeuses. Au toucher il crépite sous le doigt et donne l’impression d’un tissu spongieux rappelant la sensation du parenchyme pulmonaire. La coupe vérifie cette impression et les gaz qui avaient arrondi ses bords et atténué ses reliefs se retrouvent en plein tissu hépatique où ils creusent des cavités assez grandes, de la dimension d’un pois environ. Ces gaz d’une: extrême fétidité ne laissent par endroits que de. minces travées de tissu réunissant ces géodes entre elles. Plongé dans l’eau, le foie y flotte comme un poumon.
Les R«INS sont moins atteints. S'ils sont, eux aussi, Kypertrophiés, ilsne présentent guère que deslésions
parenchymateuses peu intenses. Ce qui domine c’est
un processus congestif qui leur donne une colora-
tion rouge vineux, chocolat. Cette teinte se retrouve ;
à la coupe et s'étend aussi bien à la médullaire qu à la corticale, :
Foie ;
lissu hépatique éclaté par les gaz dus au Perifringens
Foie
Amas de Perfringens
AE oo
Les SURRÉNALES en général en état de décomposition avancée, présentaient dans un cas de M. Fiessinger des signes marqués de surrénalite hémorragique bien qu’il n’ait été observé aucun symptôme de surrénalite aiguë durant les dernières heures de la maladie. La mort étant brusquement survenue, il est possible que ces signes n’aient pas eu le temps de se manifester. Le malade ne présentait en effet ni douleur abdominale, ni vomissement, ni syndrome péritonéal. Cette surrénalite fut donc une découverte d’autopsie mais comme le fait remarquer M. Fiessinger, il serait intéressant d'examiner les surrénales dans les cas de gangrène gazeuse. Dans cette maladie l’hypotension est de règle et si l’insuffisance surrénale était en cause, un traitement opothérapique serait peut-être susceptible d'apporter une aide précieuse.
. La RATE est toujours fortement congestionnée et cela s'explique par son rôle même puisque l’examen histologique nous montre qu'elle est le siège d’une hémolyse intense. Dans certains cas-elle peut être hypertrophiée. Cette splénomégalie se trouverait surtout dans les cas de septicémie à Perfringens à forme d’anémie grave.
L’urérus est en général très congestionné, parfois légèrement hypertrophié et la putréfaction est toujours très marquée à son niveau. Tout cela est normal puisque nous avons fait remarquer plus haut que tous les cas d’ictère grave dans une septicémie
>oumons, ss ube gs, il sont, dans a pa re