‹ L’ictère graveChapitre 9 sur 23 · NES · texte numérisé non relu

NES

Cation extrême agissant par asphyxie en dépouillant les globules rouges de leur oxygène. Il n’y aurait pas d'action toxinique directe, à distance ou rapprochée, altérant les parenchymes viscéraux. D'ailleurs même si l’on trouve ses lésions parenchymateuses, il est possible d’objecter qu’elles sont de nature cadavérique. Il est évident que les cadavres de malades morts de septicémie à microbes anaérobies se putréfient extrêmement vite.

MM. Rist et Ribadeau-Dumas ont fait des expériences sur le lapin avec le bacille perfringens seul et n'ont pu obtenir la formation de gaz dans les viscères. Pour eux l'apparence si spéciale du foie, « foie écumeux », que l’on retrouve dans toutes les autopsies d’ictère grave par septicémie à perfringens neserait pas due directement au bacille perfringens

On peut cependant faire remarquer que cet aspect esttrès spécial à cette infection, qu'on le rencontre de façon très précoce, qu'il suffit à lui seul à poser | Se Heat de Sue et que si le a pee

ragie splénique, la destruction des globules rouges

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ns les organes et le sang d’où obstruction des

mais à des phénomènes de putréfaction secondaire.

LISA IAE

tubes excréteurs du rein par les débris hématiques qui explique en partie l’azotémie. Dans le foie on constate une pullulation considérable des b. perfringens. On les voit entre les trabécules hépatiques et à leur contact les cellules sont très altérées, les travées disloquées, le parenchyme éclaté, les cellules elles-mêmes vésiculeuses. S'agit-il de lésions cadavériques ou peut-on admettre dans ce cas une cytolyse par action directe du germe? Nous pensons que dans certains cas cette cytolyse hépatique existe de sorte que l’on peut parler d’hépato-néphrite suraiguë : hépatite carilexiste des lésionscellulairestoxiniques: néphrite car il existe aussi des lésions cellulaires accompagnées d’ailleurs d’uneobstruction considérable des tubes excréteurs par les débris hématiques.

Nous pensons donc que les accidents et les lésions observées dans l’ictère grave par septicémie à perfringens ne sont pas toujours dues uniquement | à l’action hémolysante du germe mais dépendent aussi de son action vitale toxinique ou fermentative agissant sur les éléments nobles des tissus et cela en particulier dans le foie.

Certes on peut objecter que notre autopsie a été faite dans les conditions habituelles, légales, et que les lésions peuvent être cadavériques et dues à d’autres germes que le perfringens ; mais cellesci sont très spéciales et rappellent celles observées par le Docteur Boiïdin chez des soldats morts d’ictère grave suraigu à la suite d’abcès gangréneux par plaies de guerre.

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