‹ Ligier RichierChapitre 12 sur 19 · I. Lionnois, Histoire de Naiin-, t. I, p · texte numérisé non relu

I. Lionnois, Histoire de Naiin-, t. I, p

iMihiel, la fontaine Saint-Jacques, qui représentait ce saint avec son bourdon, entouré de trois dauphins portant trois enfants. En 1624, il travailla au Haui-Palais, et à deux reprises, en 16 12 et en 1624, il exécuta des décorations assez importantes pour rentrée du marquis de la Vallette, gouverneur de Metz. Aucun de ces travaux n'a été conservé '. On n'a retrouvé aucun dessin, aucun autographe, aucune signature de Ligier Richier.

A Nancy, M'"'-' Barthélémy, tille de Justin Bonnaire qui, un des premiers, s'occupa des Richier, possède une trentaine de dessins à la plume recueillis par son père, et représentant des monuments funéraires, des autels, des fontaines, etc. La plupart sont accompagnés de notes marginales où le nom de Jan [sic) Richier est souvent répété. 11 est hors de doute que ces dessins sont bien de ce sculpteur-architecte; mais, malheureusement, ils ne reproduisent aucun des monuments qui existent encore à Bar ou à Saint-Mihiel. Ce sont des projets comme on en trouve dans tous les portefeuilles des artistes de cette époque, et qui témoignent de la fertilité d'imagination de leurs auteurs. Les figures et les ornenients ont cette élégance un peu maniérée des sculpteurs de la fin du xvi*^ siècle.

Les traits de Ligier Richier ne nous sont pas connus, à moins qu'on ne veuille les reconnaître dans ceux de l'ange qui tient la croix dans le groupe de la Mise au tombeau, suivant une tradition répandue depuis longtemps dans la ville de Saint-Mihiel. On est plus heureux pour son fils Gérard. Il y a peu d'années, M. Natalis Rondot découvrit, au musée de Berlin, quatre médaillons dont l'auteur était Jean Richier, petit-fils de Ligier. Les deux premiers, datés de 16 16, sont ceux de Claude de la Cloche et de Barbe Hayotte, beau-père et belle-sœur de Jean. Les deux autres sont ceux de Gérard Richier et de Marguerite Groulot, sa femme. La date de 16 17 indique, selon M. Maxe-Werly, qu'ils ont été exécutés longtemps après la mort des personnes qu'ils représentent, et doivent avoir été reproduits d'après des portraits qui ne nous sont point parvenus.

Il est impossible d'attribuer, comme on l'a fait, à Ligier Richier le bas-relief du Louvre, représentant le Jugement de Suzanne '- . Ce travail

Page 1