UN CONTRAT DE MARIAGE
il s'empresse de rendre compte de la gestion qui lui a été confiée. A la date du 2 août de cette même année, le maître lui délivre, en présence du notaire Ragueau, une quittance définitive (').
Quelques jours plus tard, le 19 août, Ligier Richier comparaît à nouveau devant son notaire en présence duquel est dressé « l'oblige » d'une somme de « deux cens escus soleil » prêtée par lui à « noble Jean Roset, citoïen et conseiller de Genève C) » Dans cet acte, ainsi que nous l'avons dit, l'artiste est qualifié, à diverses reprises d' « habitant de Genève ».
Deux mois après, le 19 octobre 156e, le notaire Ragueau instrumente de nouveau pour la famille Richier, en dressant le contrat du mariage projeté entre « honorable Guillaume Séchehaj'e et honnorable Bernardine Richier, fille d'honnorable Léger Richier, habitant de Genève {^)... ». A cette date donc, ce dernier vivait encore. Il est, toutefois, difficile de dire si l'union dont nous venons de mentionner le contrat fut réellement célébrée ; on n'en