LA SUCCESSION DE LIGIER
et Bernardine Richer. — Plus, ung oblige receu et signé par égrège Jehan Loys Blécheret ('), notaire de ceste cité, le onziesme de décembre l'an mil cinq cens soixante quatre, par lequel appert que noble Claude de Chasteauneuf(^), comme principal, et noble Amed de Chasteauneuf, son frère, doibvent audict Léger Richer, la somme de cinq cens trente ung florings, monnaye de Genève, avec la censé annuelle telle que dessus. — Plus une aultre obligation rcccuc et signée par égrège Gaspard Anastaize (>), notaire de ceste cité, le dixicsme d'aoust l'an mil cinq cent soixante six, par laquelle appert que noble Françoys Mestrezat (■♦), bourgeois de Thonon, principal, et noble Claude de Chasteauneuf, son beau frère et fiancé Q), doibvent audict defïunct Léger Richer, la somme de cent florins, avec le proffict et censé telle que dessus. — Plus, ung oblige estant en parchemin, faict par devant les seigneurs, heutenant et auditeurs du droict de ceste cité, signé par égrège Voland (*), secrétaire de la bauche ('), en datte du dixneufviesme jour d'octobre l'an mil cinq cens soixante quatre, par lequel appert que dame Gilberte, vefve de feu Jehan TrouUet (*), doibt audict défunct Léger Richer, la somme de cent escus soleil avec le proffict tel que dessus, et pour lequel elle baille en hypothecque : une boutique, arrière boutique, pœsle et cuisine estant au-dessus, et le tout estant en la maison dudict TrouUet. Et desquels cédulles, obliges et choses cy dessus escriptes et contenues, et estant entre les mains desdicts Girard et Bernardine Richers, frère et sœur, ils se confessent estre
1. Un Jean-Louis Blcchcrct se rencontre dans le Livre des Bourgeois sous la mention suivante : « Spcctabilis dominas Johanncs Ludovicus Blécheret, de Lausanna, utriusque juris doctor ». Il fut reçu bourgeois, gratis, le 29 décembre 15 17. L. B., p. 186. Le personnage ici nommé ne nous semble pouvoir être qu'un de ses descendants.
2. Claude de Chasteauneuf exerçait la profession d'orfèvre, il fut reçu bourgeois le 30 décembre 1544.
3. « ... filz de Etienne, de Maringues en Auvergne ». Il tut reçu bourgeois, en compagnie de ses frères, Jean et Etienne, le 20 décembre 1558. L. B., p. 262.
4. Un « Pierre Mestrezat, filz de feuz Denys, de Thonon », probablement son frère, habitait Genève où il fut admis à la bourgeoisie le 5 août 1547. L. B., p. 233.