‹ Ligier Richier, l'artiste et son uvre; avec 51 planches hors texte et 44 illustrations dans le texteChapitre 44 sur 269 · et. injra, pp. 360 à · texte numérisé non relu

et. injra, pp. 360 à

mille quatre cents francs (')• Us ne nous apprennent pas , malheureusement, de quelle œuvre cette somme, considérable pour le temps, était la rétribution.

Sur la fin de cette même année, 1564, Richier, ainsi que nous l'avons dit, quitta subitement la Lorraine et c'est à Genève que nous le retrouvons. Il semble qu'il avait alors complètement cessé l'exercice de son art car aucun des documents que nous avons découverts sur cette dernière période de sa vie ne lui donne de qualificatif rappelant sa profession. Tous sont de même sorte et se rapportent à des prêts d'argent consentis par l'artiste à divers réfugiés français, venus comme lui chercher un asile dans la Rome protestante ('). Presque tous également sont effectués en présence du même notaire, Jean Ragueau — un réfugié lui aussi — que les fonctions de sa charge avaient mis, dés 1559, en rapport avec Bernardine Richier, fille de Ligier, établie en Suisse plusieurs années avant son père. En voici la nomenclature :

13 février 1566. — « Oblige de cent cinquante escutz soleil pour honnorable homme Legier Richier, habitant, contre noble Laurent de Normandie. »

2 août 1 56e. — « Quictance faite par honorable Legier Richier en faveur d'honnorable Gérard Richier, son fils. »

19 août 156e. — « Oblige pour Léger Richer, habitant de Genève, contre noble Jehan Roset, citoyen. »

1. DuMONT, Histoire de la ville et des seigneurs de Comtnercy, Bar-le-Duc, 1843, 3 vol. in-8, t. I, p. 361. La façon dont l'auteur cite ce dernier document permet de le reporter à l'amiée 1564. Il n'en indique malheureusement pas la date précise et ne fait pas davantage mention de la source de son renseignement. Les registres des comptes du receveur de Commercy, pour les années 1560 à 1564 inclus, sont en déficit aux Archives de Meurthe-et-Moselle.

2. Ces documents nous étant parvenus au cours de l'impression, nous en donnerons les références au chapitre xvi, spécialement consacré aux dernières années de Ligier Richier. Cf. infra, notes des pages 379, 381, 382, 383.

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