TRACES DE LIGIKR A GENÈVE
Différents autres prêts, souscrits chez d'autres notaires, et dont nous n'avons pas retrouve les « obliges », mais qui nous sont connus par l'acte de partage (') de la succession du maître, furent également consentis par lui, à des dates qui s'échelonnent entre le ii décembre 1564 et le 10 août 1566.
Le 19 octobre suivant, un nouvel acte du tabellion Ragueau nous fournit encore le nom de Ligier ; il figure dans le contrat d'un mariage qui venait alors d'être conclu — mais qui ne fut, à ce qu'il semble, jamais célébré — entre « honnorable Guillaume Sechehaye et Bernardine Richier ».
Une dernière pièce relative à notre artiste se retrouve dans les protocoles de Ragueau (') ; elle porte cette fois l'intitulé suivant :
« Partages et accords d'entre honnorable Marguerite Royer, vetve de feu Léger Richer, d'une part ; et honnorables Girard et Bernardine Rlcher, ses enfiints. — 11 avril 1567. »
Enfin, le recensement des maisons de Saint-Mihiel, pour l'année 1573, porte que « la maison de feu Ligier Richier est tenue à présent par Gérard Richier, son fils » ('). Cette courte phrase fut,.
1. Voici, d'après ce document, la date et le montant des prêts auxquels nous faisons allusion, avec le nom des débiteurs.
19 octobre 1564. — 150 écus soleil à « dame Gilberte, vefvc de feu Jehan
Troullet ».
II décembre 1564. — 500 écus 51 florins à « Claude de Chasteauneuf et
Amed de Chasteauneuf , son frère ».
13 janvier 1565. — 500 écus et 10 livres tournois à « Jehan Canal, citoien
et marchand de Genève ».
28 mars 1565. — 100 écus soleil à « Paul Voisin, citoien et marchand de
Genève ».
17 juillet 1566. — 2,000 livres tournois à « Estienne Tremblay ». 10 août 1566. — 100 florins à « François Mcstrczat, bourgeois de Thonon
et beau-frère de Claude de Chasteauneuf ».