LA NUIT
Viens, Soleil, je te remets mon pouvoir.
LE SOLKIL
oscille dans le ciel obscur eLl'ua de ses rayons, transperçant l'opaciié inaa^^uiale, tombe sur le Simulacre :
Me voilà! Je surgis d'entre les abîmes. l\eçois le baiser de mes flammes, Homme encore endormi. Afïermis-toi sous l'incandesccMice de ma lumière, humide Argile; (pie ma chaleur soit le Sacrement qui te reuJc di^ne de la Yie.
LES ANGES
Ilûsannah !
GABRIEL
Quelle étrang-e créature! Elle n'est semblable à aucun de nous.
MICHEL
Elle est belle,
AZRAEL
La fécondité de Jéhovah m'étonne.
LA VALLEE D HEB.'ION ij
SATAN
Hea! Cela ne doit pas être très solide.
AZRAEL
Tais-toi!
GABRIEL
Adorons
MICHEL
Cette forme nouvelle humilie l'idéal premier. Je frissonne de joie devant une beauté si excellente.
LES ANGES
Hosannah !
On entend au loin le magistral tonnerre de Jéhovah. Les Anges s'éloignent, mais au bout d'un instant Satan, armé d'une grosse pierre, revient près du Simulacre. Visant à la tête, il projette sa pierre : la pierre rebondit sur l'Homme intact.