‹ LimaChapitre 23 sur 75 · POCHADES ET CROQUIS · texte numérisé non relu

POCHADES ET CROQUIS

Que de couleurs ï

Nous avons lu, mais sans pouvoir dire si c'est dans un ouvrage imprimé ou manuscrit, « qu'un champ entièrement couvert de fleurs

Indien non conquis.

« blanches n'offrirait à l'œil qu'un aspect uniforme; que l'unifor- « mité, c'est la monotonie; que la monotonie fatigue les sens; que

« ce qui fatigue les sens est désagréable, et que par conséquent « un champ totalement couvert de. . .» Le lecteur peut, s'il lui plaît, achever la proposition.

Si la théorie du champ peut s'appliquer aux populations, la population de Lima doit être nécessairement bien agréable, puisqu'elle ne se compose pas seulement de blanc, et qu'elle n'est, par cela même, ni uniforme, ni monotone, ni fatiguante pour les yeux.

On sait que les habitants du Pérou, avant qu'on ne lui fit Y honneur de le conquérir, ne formaient qu'une seule race, l'indienne ou jaune, comme l'appellent les savants. Les conquérants étaient blancs,

Indien conquis (1).

et le jaune et le blanc , c'est-à-dire le produit du mélange du conquérant et du conquis, reçut le nom de métis.

Ceux qui introduisirent le catholicisme au Pérou y amenèrent

(I) Notre gravure est la reproduction exacte d'une photographie prise sur nature à Lima. Le sujet que nous représentons vit encore ;■ on peut juger par son visage, type parfait de l'Indien, et par ses manières, de la civilisation que, dans un espace de trois siècles, le gouvernement espagnol a introduite chez les peuples de l'intérieur du Pérou.

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