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COMBATS DE COQS

Tel était autrefois le goût du peuple pour les combats de coqs que, chaque jour, et presque à toute heure, les rues de la capitale étaient pleines de rassemblements formant des cercles, au

milieu desquels se donnaient force eoups de bec et se déchiraient entre eux deux furieux guerriers emplumés. L'autorité dut intervenir sérieusement pour couper court aux désordres, aux querelles des ouvriers et des domestiques et les rappeler à leurs travaux, dont les détournaient fréquemment les combats de coqs dans la rue. Elle autorisa en conséquence la création d'un cirque spécial.

Ce divertissement a été aboli plusieurs fois, à cause de la fréquence des scènes de scandale et des querelles qui avaient lieu, malgré la présence des agents de l'autorité qui présidaient ces spectacles : mais il a été autorisé autant de fois qu'il a été supprimé, et aujourd'hui on voit des combats de coqs toutes les après-midi.

Les grands combats, c'est-à-dire ceux où s'organisent des paris considérables, sont annoncés au public par des affiches, et du vi-

Annonce des combats de coqs.

vant du célèbre chirimiista (joueur de chirimia) D. D. Alejo, mort malheureusement sans laisser de successeur pour jouer de son instrument sonore , les rues étaient parcourues par un orchestre

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composé du nègre D. Alcjo, d'un autre nègre battant le tambour, et d'un gamin qui portait sur sa tète une cage, renfermant un superbe coq.

Les amateurs de combats de coqs sont en général les gens du peuple, quoiqu'on y voie aussi des personnes de bon ton, dont quelques-unes même d'un rang très-élevé.

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