Amtliche Mittheilüngen.…, 4895, p
le lait et les journaux (2.244), soil comme garçons de courses où comme aides dans les ateliers (1.580), soit au colportage, au service des cabarets (151), etc., etc.
Si la législation de 1891 n’a donc pas eu en général de conséquences nuisibles pour l’industrie allemande on ne peut dire qu'elle ait complètement atteint son but au point de vue de la protection ouvrière. Les inspecteurs se plaignent du nombre de plus en plus croissant des femmes et des enfants occupés par l’industrie à domicile qui n’est soumise à aucune réglementation. Beaucoup d’industriels ont même réussi à transformer leurs entreprises età leur enlever par des combinaisons plus ou moins habiles le caractère de « fabriques ». Le dernier rapport des inspecteurs du royaume de Württemberg (1898) (1), cite par exemple le cas d’un fabricant de soie qui fit installer dans les logements de ses anciennes ouvrières de petites machines et de petits électro-moteurs d’une force de 1/6 de cheval-vapeur ainsi que l’éclairage électrique. L’électro-moteur et les lampes étaient entretenus par la fabrique. Le rapport de 1897 prétendait que ces appareils ne pouvaient être utilisés que pendant 11 heures, c’està-dire la durée de travail réglementaire. Le rapport de 1898, au contraire, constate que par suite d'installations nouvelles ces appareils fonctionnent de 6 heures du matin à 10 heures du soir (1).