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missions devaient régler les rapports entre patrons et ouvriers, veiller à ce que les enfants ne fussent pas trop tôt soustraits à la fréquentation scolaire et admis aux fabriques, à ce qu'ils ne fussent pas astreints à des travaux au-dessus de leurs forces. Ces commissions devaient se composer du bourgmestre, d’un conseiller municipal, du directeur de l’école ou d’un ecclésiastique, du juge de paix et de deux délégués de chambres de commerce. Pour la rédaction des réglements d'atelier, ces commissions devaient s’adjoindre un ouvrier intelligent (1). Cette idée ingénieuse des commissions locales devait être plus tard reprise par Altenstein.
$ 3. — Nouvelles tentatives.
Les résultats de l’enquête ordonnée par le ministre von Altenstein l'émurent vivement. De cet amas de matériaux dévoilant la triste situation des diverses provinces du royaume, le ministre conclut que « l’égoïsme des fabricants s'était rendu coupable de funestes attentats au bonheur de l'humanité en employant les jeunes enfants à des travaux abusifs qui ruinaient, en même temps que leur santé, leur développement moral et intellectuel. (2) »
Aussi, Altenstein se hâta-t-1l de transmettre, dès qu'ils lui parvinrent, les premiers rapports au ministre du commerce, Mais des considérations d’un autre ordre oc-