C. De Bruyne pinx
BL'ÉADECEXEUNN
HABENARIA MEDUSA Krzz.
HABENARIA MEDUSE
HABENARIA. Vide Lindenia, VIE °p-103;:
Habenaria Medusa. Sepalo dorsali cucullato acuto recto (a latere viso semioblongo) compresso, sepalis lateralibus deflexis late ovatis acutis basi gynostemio adnatis ; petalis linearibus acutis galeae s. sepalo dorsali non agglutinatis, margine minutissime glandulosis; labelli basi longa integra sigmoideo-flexa compressa antice tripartita, partitionibus lateralibus a basi ipsa in lacinias numerosas radiantes simplices v. partitas dissolutis (superficie minutissime scaberulis), partitione intermedia bis v. ter breviore lineari-lancea simplice, calcari a basi infundibulari angustato cylindraceo quam ovarium longe rostratum tertio longiore; processubus stigmaticis crassis retusis parallelis deflexis, antherae canalibus duplo longioribus rectis leviter ascendentibus, caudiculis aequilongis glandulis sat magnis oblongis, rostello minuto triangulo.
Planta mediocris, 20 cm. alta. Tuberidia nucem avellanam aequantia. Fol'a in basi 3-4 lanceolata acuta ad 10 cm. longa ad 2 cm. lata, supra subito decrescentia. Racemus pauciflorus (8-10) subnutans. Bracteae ovatae acuminatae cristataeve ad 2 cm. longae ovariis breviores vel ea aequantes, margine microscopice glandulosae {nec fimbriatae). Flores inter mediocres generis, sepalum dorsale 5 mm., lateralia 7 mm. longa, labelli laciniae 1,5 cm. longae, calcar 3 Cm., ovarium cum rostro 2,5 Cm. longe.
Java.
Habenaria Medusa KRZL., ENGL. Yahrb., XVI, p. 203. — Xen. Orch., III, t. 286, p. 149.
Habenaria Medusae, Orch. Rev., 1902, p. 164.
e genre Habenaria, relativement peu connu jusqu’à présent des amateurs d’Orchidées, devra décidément remonter dans leur estime. Déjà
ms) l'importation d'une espèce très rare, l’H. Susannae, dont nous avons ne le portrait, avait excité un intérêt très vif; et voici que nous avons le plaisir de signaler l'importation d'une autre espèce, digne de figurer parmi les plus belles connues.
Ce n’est pas tout à fait une nouveauté, car elle a été décrite en 1893 par M. KRANzLIN d’après des échantillons de BLUME existant à l’herbier du Musée Royal de Leyde; mais elle n'existait pas encore dans les cultures, où elle vient de faire son apparition parmi des plantes reçues de Java à l’établissement Linpen et Ci, de Moortebeek près Bruxelles.
Comme le fait remarquer M. KRANZLIN, ce n'est pas une des espèces les plus imposantes du genre, car sa taille ne dépasse guère 30 centimètres; mais c'est assurément une de celles qui font la plus vive impression, grâce surtout au coloris blanc de ses fleurs et à l'élégance de son labelle, divisé en un
grand nombre de filaments étalés en éventail.
Ce dernier caractère se présente chez plusieurs Habenaria (l’H. Susannae notamment), et il avait paru assez important à M. KRANZLIN pour servir de trait distinctif à une section de ce vaste genre, section qui a reçu en consé-
quence le nom de Multipartitae. Toutefois, l'espèce rentre bien, à d’autres égards, dans le groupe des Plantagineae, section purement indienne. Sa plus proche alliée est L’H. trichosantha Loz.
Sa hampe dressée porte une dizaine de fleurs, dont la masse offre un coup d’œil curieux et charmant. Le labelle, divisé en une quarantaine de filaments blancs, forme un éventail de 4 centimètres de largeur environ. En dessous se recourbe l’éperon grêle, long de près de 5 centimètres. Les autres segments floraux, également blancs, attirent peu l'attention; les pétales soudés avec le sépale dorsal forment un capuchon au-dessus de la colonne.
Ainsi que l'écrit dans l’Orchid Review M. KR. A. RoLre, c’est là une plante tout à fait remarquable, qui figurera dignement à côté de ses belles congénères, l'H. mihtanis, célèbre par un coloris tout différent, et l’H. carnea.
Notons, à propos de l’article publié dans l’Orchid Review, que le nom spécifique y est écrit Medusae. Cette façon d'écrire serait aussi légitime que l’autre, et dans les cas analogues nous voyons employer tantôt le nominatif, tantôt le génitif;, ainsi Mormodes buccinator, M. joueur de conque, et Schomburghia hbicims, S. du joueur de trompe; et nous avons encore le Masdevallia Chimaera à côté du Cirrhopetalum Medusae. Mais dans le cas dont nous nous occupons, M. KRANZLIN a écrit Medusa et c’est le nom qu’il convient de conserver.