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LAELIOCATTLEVA DE M. PAUL OTLET
LAELIOCATTLEYA. Vide Lindenia, VII, p. 25.
Laeliocattleya X Pauli. Hybrida inter Laelia PR RNTE er et Cattleya Schillerianam artificiosa fecindatione creata.
Laeliocattleya X Pauli L. LiND., infra.
e nouvel hybride fournit un nouvel exemple de la variabilité des produits de croisements. Issu des mêmes parents que le L. X Duchesne, a 1l Contraste singulièrement avec lui par la délicatesse de ses couleurs. nu pétales et les sépales, larges et bien étalés, d’une tenue parfaite, sont
d’un rose très doux, plus vif le long des bords, avec une bande médiane jaune pâle, due sans aucun doute à l'influence du Cattleya. Le labelle est d'un beau rouge vif, d'une forme qui rappelle beaucoup le Cattleya Schilleriana, mais avec un coloris plus uniforme.
Il est à remarquer que le Cattleya Schilleriana transmet assez régulièrement sa forme à ses hybrides; son influence se fait généralement sentir aussi dans la couleur des fleurs, par l'apparition de nuances brunâtres ou jaunâtres.
On a parfois supposé que le C. Schlleriana était un hybride naturel du C. Aclandiae et du C. guttata. Les croisements artificiels fournissent un moyen assez sûr de vérifier les hypothèses de ce genre, car il se produit presque toujours, une fois ou l’autre, un retour à l’un des ancêtres; et nous verrions, par exemple, l’un des descendants du C. Schlleriana ressembler au C. guttata ou au C. Aclandiae. Rien de tel ne s’est produit jusqu'à présent, et il y a tout lieu de penser que l'hypothèse dont nous parlons n'était pas fondée.
Le bel hybride dont nous publions le portrait ci-contre a été obtenu également à l'établissement de Moortebeek, où il a fleuri cette année pour la première fois. Nous l’avons dédié à notre neveu, M. Pau OTLET.
(Suite de la page 34)
« Il va de soi que l’analyse ne peut renseigner sur les besoins des plantes, que si la totalité des substances qu’elle y découvre leur est, sinon indispensable, tout au moins d’une certaine utilité. Or, il n’en est pas ainsi; on rencontre constamment dans les plantes des éléments dont elles peuvent parfaitement se passer, sans que leur croissance en subisse le moindre préjudice. Et cela n’a rien de surprenant. La racine ne jouit pas, en effet, de la faculté de n’absorber que ce qui est réellement nécessaire à l'individu l'absorption n’est qu’un cas particulier du phénomène physique de l’osmose, et il suffit, par conséquent, qu’une substance soit osmosable, pour qu’elle soit susceptible de pénétrer dans le végétal. C’est si vrai, d’ailleurs, que la racine absorbe aussi bien les poisons que les aliments.
« D'autre part, la proportion dans laquelle les divers aliments essentiels fournis par le sol se rencontrent dans la plante n’est pas toujours celle qui est rigoureusement nécessaire. On a constaté, en effet, que la composition des cendres d’un végétal déterminé, examiné à la même phase de son développement, et exclusivement dans le cas d’une croissance normale, n’est pas constante, mais présente de notables variations suivant les conditions de milieu. En voici quelques exemples, puisés aux meilleures sources. M. SCHLŒSING a reconnu que les feuilles du tabac peuvent renfermer de 0,25 à 5 °/, de potasse, suivant la richesse du sol, sans qu’il en résulte de différence dans la vigueur de la végétation. HELLRIEGEL a pu faire varier la teneur de l'orge (paille et balles) en potasse de 0,99 à 6,43 °/, de la substance sèche, sans en accroître le rendement en paille et en grain... | |
« Mais voici qui affaiblit bien davantage encore la valeur qu’on croyait, autrefois,
pouvoir attacher à ce renseignement.
« L’expérience a appris que les diverses plantes sont très inégalement aptes à trouver leur nourriture et à utiliser les principes alimentaires du sol. On n’est donc pas autorisé à conclure qu’une plante exige plus impérieusement, et en plus grande quantité qu’une autre, tel ou tel engrais, du seul fait qu’elle renferme’ ordinairement en plus forte proportion l'élément actif de cet engrais. Et, en effet, on a remarqué, par exemple, que le lupin, qui enlève au sol une grande quantité d’acide phosphorique, se montre relativement peu sensible à l’action des engrais phosphatés. De même, la betterave, qui est très riche en potasse, n’exige pas plus impérieusement que les autres plantes l’application des engrais potassiques. Bien mieux, les céréales, qui sont pauvres en potasse, qui en enlèvent au sol six fois moins environ que la betterave, doivent être comptées parmi les plantes les plus sensibles à l’action des engrais potassiques.
« Contrairement à ce qu’on s’imaginait jadis, sans preuve expérimentale d’ailleurs, il semblerait donc que l’abondance d’un principe alimentaire dans une plante dût être plutôt considérée comme l'indice d’une plus grande faculté à le tirer du sol, et, par conséquent, d’une moindre nécessité de. l’engrais correspondant... »
A une époque où la culture, fort heureusement, tend à s'inspirer des lecons de la science, 1l est utile de rappeler aux praticiens les principes fondamentaux sur lesquels ils doivent se baser.
. LINDN&CS «Les Serres de Moortebeek»
Bureau : 17, Rue Belliard
BRUXELLES Orchidées de Choïx Grandes Variétés Spéciinens
Fleurs coupées
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