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LA CULTURE DES ORCHIDÉES DANS LE TERREAU DE FEUILLES

La question de la culture des Orchidées dans le terreau de feuilles est plus que jamais à l’ordre du jour et nous approchons du moment où l’on pourra lui donner une solution définitive, en comparant les résultats des essais entrepris un peu partout.

M. JAMES O’BRIEN vient de publier sur ce sujet, dans le Gardeners Chronicle, un article que nous croyons intéressant de citer, comme l'expression de l’opinion d’un spécialiste particulièrement compétent et bien informé. |

Dans cet article, M. O’BRIEN répondait à une note de M. AD. VAN DEN HBSEDE, de Lille, qui avait écrit que « les Orchidées n’aimant pas la chaux, le meilleur procédé était naturellement de les cultiver dans du terreau de feuilles, dépourvu de chaux. »

« J'ai vu dans diverses collections, écrit M. O’BRIEN, des Orchidées parfaitement cultivées dans du terreau pur ou dans un compost renfermant moitié de terreau, et dans un petit nombre de cas l’on m'a dit que les plantes poussaient mieux sous l’influence de ce nouveau traitement. Mais parmi les cultivateurs d'Angleterre qui ont essayé du terreau de feuilles pour les Orchidées, la grande majorité, et de beaucoup, ou le condamnent complètement, ou font des réserves en ce qui concerne les genres auxquels 1l convient et ceux auxquels il ne convient pas. Il s’en faut de beaucoup que tout le monde soit d'accord sur ces points. Plusieurs m'ont dit que les Cypripedium ne tardent pas à dépérir quand on les cultive dans le terreau de feuilles. Plus d’un cultivateur m’a dit qu’il avait essayé d’y faire pousser les Odontoglossum, et qu’il avait été obligé, pour les empêcher de mourir, de les rempoter dans le sphagnum et le polypode. D'un autre côté, il est hors de doute qu’il y a beaucoup d’ Odontoglossum qui poussent bien dans le terreau.

« La cause principale à laquelle sont dûs ces succès et ces échecs, c’est autant que j'ai pu m’en rendre compte, que .ceux qui réussissent arrosent avec beaucoup de prudence, et ceux qui échouent sont ceux qui ont « la main lourde » avec l’arrosoir. Ces derniers, malheureusement sont les plus nombreux, et quand on à affaire à un jardinier habitué à employer tout le temps qu’il a de libre à noyer ses plantes, autant vaudrait essayer de lui apprendre à jouer du violon que de lui apprendre cette méthode d’arrosage, prudente et réfléchie, qui est indispensable si l’on veut réussir avec le terreau.

« C’est peut-être parce qu'il est nécessaire aux États- Unis de répandre l’eau à profusion, que l’on y garde de la méfiance à l’égard de la culture dans le terreau, ou qu’on la condamne sans rémission, comme l’a fait M. E. O. ORPET, l’un des orchidophiles les plus habiles et les plus expérimentés d'Amérique. M. Orper écrit dans . l'American Gardening du 16 août, p. 530 : « Nous avons essayé du terreau de feuilles de diverses sortes et provenant de différents côtés; nous en avons fait des essais consciencieux pendant plus de deux ans, et à une saison nous y avons rempoté tous nos Odontoglossum; mais tous se pourrissaient au pied, les particules fines de terreau : passaient dans le drainage, et nous avons renoncé au terreau, ne voulant plus en entendre parler. Nous l’avons essayé ensuite pour les Cypripedium et pour nos semis de Laelia

et Cattleya; nous y avons rempoté plusieurs douzaines de ces derniers; nous n’hésitons

(Pour la Suite, voir p. 40)

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