L. LIND
ODONTOGLOSSUM. Vide Lindenia, LED Odontoglossum crispum. Vide Lindenia, 1, p. 101. Var. Président Roosevelt I. LIND., infra.
A | ette superbe variété, qui nous a paru digne de prendre place dans Se notre Livre d'Or des plus belles Orchidées connues, appartient à un ISA AE
“is groupe autre que l’Odontoglossum cnispum var. Reine Emma. Elle a les fleurs plus grandes et moins compactes, moins massives, plus élégantes peut-
étre, avec leurs bords ondulés et frangés, mais moins majestueuses. Ces fleurs portent des macules moins grandes, mais très nombreuses, d’un coloris marron
clair très agréable et très gai. Cette moucheture dense produit le plus bel effet.
Ü faut bien admettre que les Odontoglossum crispum, à l’état de nature, ont été considérablement modifiés par les fécondations croisées ; c’est ce qui explique l'apparition des variétés maculées. Dans ces croisements sont intervenues plusieurs espèces, comme l'O. Juteo-purpureum et peut-être l'O. iviumphans, puis des sous-espèces comme l'O. odoratum, l'O. Ruckerianum. l'O. Andersontanum, etc. C’est dans cette dernière direction que nous serions porté à chercher l’origine de la variété que nous reproduisons ici.
Il va sans dire que l'influence du parent étranger est peu sensible dans l'ensemble, comme l'explique une seule immixtion étrangère parmi des dizaines ou des centaines de générations.
Nous dédions cette admirable Orchidée à l’éminent président de la grande
République américaine, M. TH. RoosEvELT.
(Suite de la page 40)
revenir au polypode et au sphagnum, et d’autres cultivateurs, plus conservateurs encore, sont restés partisan du mode très ancien consistant à cultiver les Orchidées dans des pots contenant des tessons sur les trois quarts de leur hauteur; aussi il ne serait pas difficile de voir la même espèce cultivée de ces diverses manières, présentant la même apparence de bonne santé. On voit même de très belles plantes fleurissant abondamment sur planches, sur bâches. Que conclure, sinon que l’eau, l’air, la bonne lumière, les soins entendus du jardinier, sont les facteurs essentiels d’une bonne végétation chez les Orchidées, que le sol n’a qu’une influence secondaire dans Ia plupart des cas, et qu’à chaque nature de sol, de support devrions-nous dire, correspondent des particularités de culture qu’il est important de connaître, d’observer ? »
Ces réflexions sont fort Justes, et nous avons maintes fois soutenu la même théorie.
Il faut ajouter cependant que le travail du jardinier peut être plus ou moins facilité
par telle ou telle matière de rempotage. S'il a très peu de peine à faire bien pousser ses Orchidées dans un certain compost, alors qu’elles exigent des soins assidus et beaucoup de surveillance lorsqu'elles sont plantées dans un autre, il va de soi que l’on est porté à préférer le premier compost. Or, il nous semble bien que cette comparaison s’applique précisément au mélange de sphagnum et de polypode d’une part, et au terreau de l’autre. Nous savons, en effet,. que les arrosSements à donner aux plantes cultivées dans le terreau exigent une prudence extrême, une attention de tous les instants, et c'est cequ'on ne peut guëre attendre d’un jardinier qui a beaucoup de plantes à soigner. Aussi l’un des principaux partisans de la culture dans le terreau, le plus habile peutêtre, déclarait-il qu’il ne s’en rapportait à personne pour ce soin et qu’il tenait à arroser lui-même toutes ses plantes.
C'est fort bien pour un amateur passionné et qui a des loisirs, ou pour un horticulteur qui n’a pas un très grand nombre de plantes; mais il n’en est plus de même dans un grand établissement. Et, sous une forme ou sous une autre, ces soins compliqués représentent une dépense qui doit compenser, et au-delà, vu les risques, l’économie
que procuré le changement de matière de rempotage.
Cette économie existe, elle est indiscutable; mais nous avouons n’en pas faire
beaucoup de cas lorsque nous considérons le reste. Pour cultiver des Orchidées dans
le terreau, il faut des jardiniers habiles, Soigneux, . observateurs attentifs, en un mot des jardiniers de premier ordre; et malgré tout, on risque de perdre ses plantes pour un instant d’oubli, un arrosage imprudent.…. |
En somme, le terreau constitue un milieu trop compact pour les racines des
Orchidées; il retient trop l’eau, et les racines sont noyées; ou bien on n’humecte pas le terreau, et alors les plantes ne pourrissent pas, mais elles souffrent de la soif, sans. parler de l’air qui leur manque aussi. La meilleure chance qu’elles aient d'échapper à
ce souRIe danger, c’est de ne pas enfoncer leurs racines dans le terreau, mais de les allonger à l'extérieur, le long des parois du pot, où elles peuvent respirer à l'aise. C’est ce qu’elles font le plus souvent, d’après ce qu’on à pu voir en maintes occasions, et nous trouvons la confirmation de cette opinion dans un article publié tout récemment
dans Gartenflora par M. Hawpr, de Brieg, l’un des orchidophiles les plus compétents
d'Allemagne.
M. Haupr, décrivant la culture qu’il a appliquée à un beau spécimen de Cypripedium Rothschildianum, écrit : « J'ai acheté la plante en petit exemplaire, il y a quelques années:
(Pour la Suite, voir p. 44).
LOL
TRICHOPILIA SUAVIS LINDL. var. CANDIDA L. LIND.