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CULTURE DE LA VANILLE

M. le D' LAroNT vient de publier dans L'’Agriculture pratique des pays chauds, bulletin du Jardin colonial, un rapport très développé sur les cultures de l’Archipel des Comores. Nous trouvons dans ce rapport des détails intéressants sur la culture de la Vanille; nos lecteurs pourront en faire leur profit. |

« Il est un fait d'expérience bien connu à la Réunion, écrit M. LAFONT, c’est la disparition rapide de vanilleries entières entre la troisième et la quatrième années au moment de la première récolte.

« Les lianes-boutures plantées provenaient de plants mères épuisés et dégénérés. Ce phénomène de dégénérescence s’observe fréquemment à la Réunion, où la production baisse d’année en année. » |

M. LAFONT signale encore ce fait que la culture du Vanillier est épuisante au premier chef; au bout d’un certain temps, le terrain ne produit plus autant, et il demande des années pour se refaire.

« Les vanilleries de Mohéli, non surmenées par la reproduction, croissant dans des sols neufs à terre de bruyère, n’ont pas de traces de maladie ou de dégénérescence. Elles sont dans des conditions à tenir quinze à seize ans, c’est-à-dire deux fois plus que les vanilleries des autres îles. Leurs produits n’ont pas atteint leur summum, et leur qualité sera toujours supérieure si les colons tiennent à leur marque.

« Pour conserver ces avantages, ne sont plantées que des lianes sélectionnées de bonne grosseur et longues de 150 à 2"50. Les planteurs hésitent à couper les cœurs, pratique suivie à Anjouan et Mayotte, et qui force la floraison: ils ne laissent sur les pieds que les belles vanilles, supprimant tous les vanillons, conservés autre part. Rarement un balai dépasse dix à quinze gousses.

« La fécondation est particulièrement soignée. Des équipes d’hommes sont dressées à féconder les fleurs prématurément, un jour avant qu’elles ne s’ouvrent.

« En procédant ainsi, on gagne une avance précieuse et la totalité du pollen adhérant mieux au stigmate, il n’est pas exposé à tomber. C’est là un gros progrès. Le transport du pollen d’une fleur sur la fleur d’un pied voisin, opération délicate effectuée sur des plants vigoureux, donne les plus heureux résultats et des gousses hors marché. »

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LAËLIA GRANDIS cor. var. TENEBROSA norr.

| sub-var. RAYON D'OR L. LIND.

LAELIA. Vide Lindenia, II, p. 40.

Laelia grandis. Vide Lindenia, VII, Dre Var. tenebrosa. Vide Lindenia, VIL, p. 7:

Sub-var. Rayon d’or L. LIND., infra.

Ne oici une autre forme du Laelia grandis tenebrosa qui nous parait égale- 2 LE ! ment digne d'attirer l'attention des orchidophiles. Elle ne rentre pas dans

724 la catégorie des formes intermédiaires, dont nous parlions plus haut,

qui semblent rattacher cette plante magnifique au Laelia grands; elle ne saurait non plus être comparée à la variété Thompsoni, qui a les pétales et les sépales jaune brunâtre pâle, et le labelle rose clair. Ici le coloris, tout en étant très différent de l'ordinaire, est très vif et très beau. Les pétales et les sépales sont

d'un jaune éclatant, traversé de veines brunes bien délimitées; le labelle qui a le tube et le pourtour du limbe blancs, a la gorge et le disque rouge pourpré foncé, entourés d’une zône plus claire et de veines rouge vif rayonnant autour du centre, à peu près comme dans beaucoup de belles variétés du Laelia purpurata.

Cette variété nouvelle, qui a fleuri dans les importations de l'établissement de Moortebeek, constitue une acquisition de grande valeur. Elle devra fournir notamment des hybrides très remarquables, car le jaune manque jusqu’à présent

dans les Cattleya et Laelia à grandes fleurs.

QUELQUES HYBRIDES DU LAELIA GRANDIS TENEBROSA

Le Laela grandis tenebrosa a déjà produit quelques hybrides remarquables. Il était tout indiqué par la grandeur de ses fleurs et par leur coloris exceptionnel. Toutefois, il sera prudent aux semeurs de choisir, pour l’associer avec lui, une fleur d’une excellente tenue, car ses pétales ont une tendance à se défléchir et parfois à s’incliner un peu en dedans; si l’espèce avec laquelle il est croisé péchait aussi à ce point de vue, le produit obtenu risquerait d’être défectueux.

Nous en avons un exemple dans le Laelocatileya X Truffautiana, l’un des récents semis de M. MARON, qui a comme second parent le Cattleya aurea. Cet hybride a produit plusieurs variétés assez différentes entre elles; certaines avaient les pétales insuffisamment ouverts. D’autres, heureusement, n’ont pas présenté ce défaut, et le Laeliocattleya X Truf- Jautiana, dans ses plus belles variétés, restera un semis de premier ordre. Il a un labelle merveilleux, du rouge pourpre le plus riche qu’on puisse imaginer.

Un autre très bel hybride du même groupe est le Laeliocattleya X La France, de M. MANTIN. Celui-ci, issu du Caitleya bicolor, a les fleurs de grandeur moyenne, mais de forme excellente et d’un coloris tout à fait unique, jaune brunâtre bronzé.

Le croisement du L. grandis tenebrosa avec le L. Digbyana a donné le L. X Helen, qui est tout récent. Il est très curieux, mais n’a pas excité la même admiration que les autres produits du Laelia Digbyana.

Parmi les autres descendants nouveaux du Laelia grandis tenebrosa, les suivants méritent d’être cités :

Laelia X Pacavia, avec le L. purpurata.

Laeliocatileya X Acis, avec le C. Mendeli.

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