VARIÉTÉ TIGRÉE
ODONTOGLOSSUM. Vide Lindenia, I, D'ACTE Odontoglossum Adrianae. Vide Lindenia, n. s., III, DT: Var. tigrinum L. LiND., infra.
A ous avons eu déjà l’occasion de constater l'extrême variabilité de
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l'Odontoglossum Adrianae, dans lequel, tantôt on voit dominer l'influence | de l’un ou de l’autre des parents, tantôt on voit apparaître d’autres
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caractères semblant indiquer l'intervention d’une ou plusieurs espèces distinctes.
La nouvelle variété dont nous publions le portrait appartient à cette dernière catégorie; visiblement elle doit sa naissance à un croisement, ou à une série de croisements, dans lesquels il y a eu d’autres espèces en présence que l'O. crispum et l'O. Hunnewellianum purement et simplement ; mais lesquelles ? Il n’est pas très facile de le décider.
Un amateur qui aime passionnément et connaît très bien ses Odontoglossum, M. GraïRE, d'Amiens, nous disait un jour que parmi les O. x Adriana, dont il possède une ravissante série, il établissait, pour plus de clarté, le classement suivant : O. Adrianae-crispum ou O. Adrianae-Hunnewellianum, selon que les fleurs tenaient plutôt de l’un ou de l’autre des parents ; enfin O. Adrianae purs, pour les formes bien intermédiaires.
Ici, toutefois, ce classement ne suffit plus; et nous nous bornerons à adopter le nom général d'O. X Adrianae dans un sens très large, sans chercher à déterminer exactement à quels ancêtres est dû ce magnifique coloris. Nous avons rarement vu un Odontoglossum aussi richement maculé, à macules aussi abondantes et aussi gracieusement disposées; mais en outre le coloris brun foncé de ces macules, la nuance violet-brunâtre qui apparaît en traînée à la base des pétales, constituent des caractères tout à fait remarquables et nouveaux. Peut-être l'O. éripudians, par exemple, aurait-il joué un rôle parmi les ascendants de cette variété; peut-être aussi quelque hybride naturel ou espèce peu connue, car on est loin de connaître à fond tous les trésors que recèle la Colombie; et l’une des espèces qui croissent dans cette région, l'O. aspidorhinum, n’a été découverte qu'il y a six ans, et n’est guère connue actuellement encore dans les cultures. |
La variété figrinum a fleuri cette année pour la première fois dans les serres de Moortebeek.
LES INSECTICIDES
Le Fournal de la Société nationale d’horticulture de France à publié dernièrement un rapport rédigé par M. AUGUSTE CHANTIN au nom d’une commission de visite qui s'était rendue à l’établissement de M. MARON, à Brunoy. Dans ce rapport, M. CHANTIN se plaint de l'interdiction opposée par le gouvernement français à la vente de l’insecticide anglais XL AU.
| « Tandis que chez nos voisins, en Belgique et ailleurs, cet excellent produit circule librement, écrit M. CHANTIN, chez nous il ne peut pas pénétrer, on l’arrête à la frontière. L'administration des douanes françaises s'oppose au passage de cet insecticide incomparable, parce qu’à l’analyse on a trouvé qu’il contient une certaine quantité de nicotine, et qu’alors son usage porterait peut-être un préjudice aux manufactures de tabac qui nous vendent leurs jus de cuve. C’est à peu près comme si l’on interdisait en France l'entrée de l'écorce de quinquina sous prétexte que, dans notre pays, il y a déjà plusieurs fébrifuges comme la Petite Centaurée, les feuilles de Houx, la Grande Éclaire, et qu’alors les herboristes seraient lésés. »
Il est certain que l’on ne peut que regretter de voir le gouvernement français priver les horticulteurs d’un produit des plus utiles sous prétexte qu’il contient de la nicotine, dont l’État conserve jalousement le monopole. C’est une simple question de boutique, mais c'est une raison de plus de penser que le gouvernement n’en none pas. Il devrait au moins fabriquer lui-même de l’'XL Al!
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PL. DCCXCII
ODONTOGLOSSUM * LOOCHRISTIENSE vuvrsr. var. ÉTOILE DE MOORTEBEEK :. ro.
ODONTOGLOSSUM. Vide Lindenia, pose
Odontoglossum X loochristiense. Hybridum inter O. triumphans et O. crispum artificiosa fecundatione creatum.
Odontoglossum X loochristiense NUYLST., Gard. Chron., 1899, I, p. 239. — Orch. Rev., VI, pp. 41, 107, 188; VII, p. 142. — Sem. Hort., 1890, P. 29; 1900, p. 113.
Var. Étoile de Moortebeek L. LIND., infra.
"Odontoglossum loochristiense date d’une époque qui restera fameuse dans la mémoire des orchidophiles de notre temps, et qu'on peut appeler l'ère nouvelle des Odontoglossum. Quelle révolution, en effet, s’est opérée dans les collections en peu de temps, et combien de bijoux les ont enrichies ! I y a un petit nombre d’années, on ne connaissait du genre Odontoglossum, en dehors de l'O. X Wilchkeanum, que les espèces types et quelques formes
indécises qui paraissaient bien être des hybrides naturels. Brusquement sont survenues des nouveautés splendides : l'O. x spectabile, VO. X rubiginosum, l'O. X meleagris, etc., puis des variétés d’O. crispum, supérieurs à tout ce qu’on connaissait jusqu'alors ; puis l'O. X Adrianae, si brillant et si varié, puis enfin une série d'hybrides artificiels, l'O. X Rolfeae, l'O. X loochristiense, VO. X criSpo- Halh, YO. X Cooksont, l'O. X Harryano-crispum, etc., inauguration d’une liste d'hybrides qui ne peut manquer de s'enrichir désormais d'année en année.
Le nom d’O. loochristiense fit ses premières apparitions, si nos souvenirs sont exacts, à la Temple Show de 1898, à Londres, et à l'Exposition d'Anvers au mois d'avril 1899, où M. VuyLsTeke, de Loochristy-lez-Gand, présentait cet hybride en même temps que diverses formes de l'O. X Harryano-crispum. Le même croisement fut présenté sans nom, par Sir TREvOR LAWRENCE, à la séance du 13 décembre 1898 de la Société royale de Londres. La plante du grand amateur anglais avait été obtenue par fécondation artificielle dans ses serres, mais ses parents n'étaient pas exactement connus; il ne resta plus de doute sur son identité lorsqu'on put la comparer avec l'O. X loochristiense.
Il est très probable que d’autres orchidophiles également avaient effectué la même hybridation; le fait est qu'un certain nombre de variétés distinctes de l'O. X loochristiense ont été présentées à Londres et sur le continent. Nous citerons notamment les suivantes
Var. Kimberley. Londres 1900.
Var. Berh. Paris 1900.
Var. KRochfordianum. Londres 1901.
Sy:
Var. coundonense. Londres 1901.
Var. Mrs. de B. Crawshay. Londres 1901.
Var. enfieldense. Londres 1902.
Il est possible, toutefois, que ces variétés ne soient pas toutes issues de croisements artificiels, car dans ces derniers temps l’O. loochrishiense a fait son apparition parmi des plantes importées.
Celle dont nous publions ici le portrait a été obtenue par hybridation dans les serres de Moortebeek, où elle a fleuri cette année pour la première fois. C’est une des plus belles, sinon la plus belle, qui ait paru jusqu’à présent. Ses fleurs, d’une grandeur remarquable, ont les segments larges et bien conformés; leur structure est bien intermédiaire entre les deux espèces parents; les pétales allongés en pointe rappellent l'O. ériumphans. Le coloris de fond, qui est souvent jaune pâle, est ici d’une vivacité superbe, et admirablement relevé par les macules brun rougeâtre clair.
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LINDEN & C° «Les Serres de Moortebeek»
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